Visite guidée à Florence du 13 au 17 juillet 2016

 

L'affiche du voyage à Florence

L’affiche du voyage à Florence

Le président de l’association Monts 14, Patrice Maire, vous guide personnellement, planifie les visites, vous propose des endroits pour déjeuner et dîner à des prix abordables, vous propose aussi des ballades le soir pour découvrir « Florence by night ».
Il suffit d’adhérer à l’association (la cotisation est de 27 €). Chacun fait le déplacement par ses propres moyens (avion ou train). L’association a obtenu un tarif de groupe dans un hôtel 4*. A prévoir un minimum de dépenses de 50€ par jour, chiffre comprenant les visites du Musée des offices et de la galerie de l’Académie  (les entrées dans les musées sont chères).

Modalités pratiques :

– se faire connaître en appelant le 01 43 20 11 62
– envoyer un chèque d’adhésion de 27 €, plus un chèque de 35 € pour la réservation, depuis Paris, des visites du Musée des offices et de la galerie de l’Académie
– pour y aller, réservez votre billet de train (via le Thello) ou d’avion (aéroport de Florence)  dès maintenant pour avoir une réduction ; appelez le 01 43 20 11 62 pour avoir des conseils
– hébergement : chacun réglera sur place son hébergement avec une tarif réduit : 67 € pour une chambre simple, 85 € pour une chambre double (par nuit avec le petit déjeuner). Veuillez nous faire savoir le plus tôt possible  si vous souhaitez profiter de cette offre. Au delà du 15 juin, nous vous aiderons à trouver une chambre dans un autre hôtel, s’il n’y en a plus dans celui-là.
– rendez-vous devant la cathédrale de Florence le 13 juillet à 14h

Cette visite vous fera découvrir les lointaines racines de l’art Haussmannien, qui remontent à la renaissance en Italie au Quattrocento (XVe siècle). Nous vous recommandons de vous munir du hors-série du journal Monts 14  Le langage architectural au temps d’Haussmann

Lorsque vous serez de retour à Paris, vous trouverez les façades haussmanniennes très différentes; elles parleront davantage à votre sensibilité…

 

 

Le Méridien de Paris

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Le Méridien, au 11, rue Emile-Dubois, fête ses 50 ans le 4 juin 2016. Il a fait l’objet d’un article dans le journal Monts 14.  Comme son nom l’indique, il se situe exactement sur le méridien de Paris.

Son terrain occupe presque tout le cœur d’îlot entre les rues Dareau et de la Tombe-Issoire. Il a été construit en 1965 par Arthur-Georges Héaume et Alexandre Persitz. Chassis métalliques, à-plats de béton, verre… la modénature est d’une minéralité sans concession. Mais, cette barre est adoucie par un infléchissement de direction, pour faire un Y. Et elle est dans une cuvette, quelques arbres forment un petit bosquet que l’on contourne, si bien qu’on a l’impression de descendre dans la verdure… (voir Monts  14 n°52).

Pétition contre une construction

Il se dégage un effet spatial de cet ordonnancement rigoureux, une symbiose entre la végétation et le bâti. Les riverains sont révoltés à l’idée qu’un « gros boudin » vienne s’adosser à son extrémité. En effet, sur le pignon aveugle, à l’extrémité d’une branche à l’angle des rues Emile Dubois et Dareau, une construction de 10 étages va remplacer un bâtiment de taille modeste (3 étages) où se trouve un auditorium et un conservatoire de musique privé. Une pétition vient d’être lancée ; elle a recueilli 1000 signatures. 

Le Plan local d’urbanisme de Paris est illégal

Arc de triomphe : perspective, des Champs-Elysées à la Tour Eiffel en passant par Notre-Dame, le Dôme du Panthéon (en restauration), les tours du 13e, le Dôme des Invalides et la tour Montparnasse

Arc de triomphe : perspective, des Champs-Elysées à la Tour Eiffel en passant par Notre-Dame, le Dôme du Panthéon (en restauration), les tours du 13e, le Dôme des Invalides et la tour Montparnasse

La loi paysage, confirmée en 2014 par la loi ALUR

Quel est la première orientation du plan d’urbanisme d’une commune ? Son site, son paysage ! La Loi paysage de 1993, puis la Convention européenne du paysage du 20 octobre 2000, le confirment.
La loi ALUR du 21 mars 2014 oblige les communes à faire figurer dans le PADD (Plan d’aménagement et de développement durable) une orientation pour les paysages, « qu’ils soient remarquables, quotidiens ou dégradés ».

Le paysage, grand oublié du PADD de Paris

Le PADD actuel semble y faire illusion, mais les mots « hauteur », « plafond des hauteurs », y sont bannis. Il a été  voté le 27 janvier 2003 et, lors du débat, Jean-Pierre Caffet avait eu ces mots : « Il y a quelques jours, nous étions taxés d’avoir en réserve des projets de tours considérables sur l’ensemble de Paris, alors qu’ils ne s’agissait en réalité que de propositions d’un concepteur pour une consultation très ponctuelle sur une porte de Paris.
Aujourd’hui, c’est l’image du « Paris-Villages » qui paraîtrait résumer notre volonté.
En réalité, ce n’est ni l’un, ni l’autre, et le Maire l’a souvent rappelé. »

Les Verts manœuvrés par Delanoë 

Ainsi les Verts, qui étaient opposés aux tours, croyaient avoir gagné. Las, Delanoë savait bien que l’absence d’orientation sur les hauteurs allait l’aider à parvenir à ses fins. Et, au lendemain de sa réélection avec la majorité absolue, en juin 2008, il lance « un processus de réflexions sur les immeubles de 50 m de hauteur pour le logement et les IGH (les tours) pour les bureaux » ! Autrement dit, une orientation est définie après coup…
Aujourd’hui, les juges se fient au PADD et voient, dans l’absence d’indications sur les hauteurs, une autorisation implicite à construire des IGH. Et la requête de Monts 14 contre la Révision simplifiée à la Porte de Versailles a été rejetée en 1ère  instance.

Communiqué de presse du 14/4/2016
Prenons le Plan des fuseaux de hauteur de 1975 pour sauvegarder le site de Paris
  
Plan des fuseaux de protection générale du site

Plan des fuseaux de protection générale du site

Le PADD est illégal. Mais, le PLU de 2006 a reconduit le Plan des plafonds de hauteurs et le Plan des fuseaux de protection du site de la Ville de Paris, tels qu’ils avaient été établis en 1975. Une limitation a toujours un sens par rapport à quelque chose à protéger. Ce sens, on le trouve, en 1975, dans la sauvegarde des « points de vue », « perspectives », « échappées »…
Tel est le sens du mémoire déposé par Monts 14 à la veille de l’audience du 14 avril en cour d’appel. Toutes les réflexions sur le grand paysage qui sont apparues depuis 2008 au fil des révisions simplifiées n’ont pas de valeur. On ne change pas l’orientation prise pour un paysage au gré de ses besoins pour des opérations ponctuelles. Seule compte l’orientation prise à l’occasion d’une révision générale à laquelle participent tous les citoyens.

Signez la pétition Hidalgo, tu nous emmures 

En 1975, les édiles défendent le paysage de Paris

Plan des fuseaux de protection générale du site de la Ville de Paris

Une prise de conscience

Dans les années 1970, une prise de conscience commençait à se faire jour : les perspectives se bouchaient un peu partout dans la capitale avec le Front de Seine, la  Tour Montparnasse, les Olympiades, pour ne citer que les opérations les plus importantes*…  En 1972, le ministre des Affaires culturelles, Alain Duhamel, s’insurge contre la tour Apogée, 230 m de haut, qui, vue depuis le quai de la Mégisserie, allait être en covisibilité avec le Dôme du Panthéon.

*En réalité, il y en a eu bien d’autres, la tour de Jussieu, la faculté de Médecine de la rue des Saints-Pères, le bâtiment élevé situé derrière l’Ecole militaire, les bâtiments qui entourent la gare Montparnasse, etc.

Le préfet se met à défendre le paysage

Alors même que les programmes de tours et de hautes barres sont encore en chantier, le préfet (à l’époque Paris n’avait pas de maire) demande à l’APUR (Atelier parisien d’urbanisme) une étude pour limiter la hauteur des constructions avec le « double souci de protéger les perspectives et les ensembles monumentaux ou historiques ».
Apparaît un « Plan des fuseaux de protection générale du site de la Ville de Paris« .
Protection d'un siteCeux-ci traversent toute la capitale. Ainsi, depuis l’Arc de Triomphe, la vue sur l’axe de la rue de Rivoli doit être protégée jusqu’à la frontière avec Vincennes et Saint-Mandé. Des lignes perpendiculaires sont tracées vers l’Est, avec des cotes d’altitude NGF 90, 92, 93, 94, 95, 96 et 97 juste avant le périphérique. Plus on se rapproche de la frontière avec la banlieue de Vincennes et Saint-Mandé, plus la limite d’altitude tend vers 97 m.
point de vueUne note technique donne des définitions, des explications avec des exemples

Les fuseaux imposent des contraintes auxquelles se plient les plafonds de
hauteur, ils interdisent toute échappéeémergence fâcheuse, pour préserver perspectives, points de vue, échappées…
 Une autre note donne l’exemple du Fuseau 29F  pour une échappée depuis la rue Laffitte en direction de Notre-Dame de Lorette et du Sacré Cœur de Montmartre.

Une échappée vers le Sacré-Coeur, rue Laffitte

Une échappée vers le Sacré-Coeur, rue Laffitte

Une vision du grand paysage

En même temps, les réflexions se poursuivent sur les hauteurs dans les nouvelles opérations comme dans celles en cours. Il est envisagé d’abandonner les zones de hauteur maximale 45/50 m en périphérie. Celles-ci créeraient un effet « d’engoncement ».
Le terme « effet de cuvette » est également employé.
Le 21 juin 1972, le préfet décrète que les dérogations ne seront accordées qu’aprés un « examen extrêmement sévère des projets en fonction des incidences qu’ils pourraient apporter sur leur environnement (le paysage)… ». Les orientations sont les suivantes : respect du site naturel, protection absolue du centre historique, sauvegarde des perspectives majeures et des ensembles monumentaux, ainsi que protection de quelques points de vue particuliers ou échappées intéressantes. Les zones de 45/50 m sont conservées.

Signez la pétition Hidalgo, tu nous emmures 

Recours contre les tours Duo

L’impact des tours Duo est minimisé
par J. Nouvel et l’APUR 

Avant-après tribunal adminstratif très très réduit

Monts 14 a déposé un recours contre le permis le 16 mars

La loi Bouchardeau exige une enquête publique « d’évaluation environnementale » pour le permis de construire des tours Duo. Elle a eu lieu en mars-avril 2015. Suite aux observations, la Commissaire enquêtrice a jugé que le dossier présenté « n’aborde que partiellement l’insertion du projet dans le paysage ». Elle a été frappée par « les photomontages de l’association Monts14 qui souhaite ainsi attirer l’attention et la vigilance des Parisiens sur le projet…. » (ce photomontage est une vue, depuis l’Arc de Triomphe, de la covisibilité des tours Duo avec le Dôme du Panthéon).

Pour faire son rapport, la Commissaire enquêtrice a voulu une vérification et l’APUR, un service de la Ville de Paris, a produit un autre photomontage. Elle a cru qu’il était plus réaliste et a conclu « les reprises des photomontages réalisés par l’association Monts 14 permettent (…) de replacer ces futures constructions dans l’horizon parisien. Il est ainsi possible de constater qu’elles ne viendront pas défigurer certains monuments, comme cela aurait pu être redouté. ». Et elle a donné un avis favorable.

Or, le photomontage de l’APUR est grossièrement faux.

A la demande de Monts 14, le géomètre-expert Arnaud Robin   a expertisé ce photomontage : celui-ci sous-estime fortement la hauteur des tours

Jean Nouvel a triché dans le volet paysager

De plus, l’architecte Jean Nouvel n’a pas mis dans l’étude d’impact les hauteurs figurant dans le Plan d’urbanisme. En effet, suite à la Révision simplifiée du PLU de 2010, les hauteurs autorisées dans la zone MB1 de la ZAC Masséna sont de 180 m. Outre celui des tours DUO, et il existe 3 autres terrains où les IGH, immeubles de grande hauteur, sont autorisés.

Dans la photo ci-dessous, Jean Nouvel a incorporé les tours DUO et les autres projets à venir dans le futur.

Tours DUO Volet paysager depuis le pont Nelson Mandela recadré

Pourquoi les silhouettes sont-elles du même ordre de grandeur que la tour DUO 2, dont la hauteur se limite à 120 m. Apparemment, pour son ego ou sa communication, l’architecte a besoin de faire croire que la tour DUO 1 sera le signal émergent de tout le quart Sud-Est de Paris. La réalité est toute autre, c’est une très haute barrière visuelle qui nous attend.

L’enquête d’évaluation environnementale n’est pas valide

L’autorité environnementale n’a pas donné son avis dans de bonnes conditions. Lors de l’enquête publique a été présenté au public un volet paysager faussant la réalité des futurs projets, très insuffisant au niveau du grand paysage.

La Commissaire enquêtrice a demandé au promoteur un photomontage de la covisibilité des tours DUO avec le Dôme du Panthéon, ce qui aurait du être fait dès l’enquête publique. L’APUR lui a fourni un photomontage erroné, sous-estimant grossièrement la réalité. Elle a reçu par ailleurs une carte des altitudes où l’impact des autres projets à venir dans la ZAC est minimisé. Son jugement étant basé sur des documents erronés, son avis favorable n’a pas de valeur.

La réalité est que le Dôme du Panthéon sera déclassé par les tours DUO
et les autres à venir de la ZAC Masséna

L’expertise de géomètre le confirme : le photomontage de l’APUR est erroné

Lors de l’enquête d’évaluation environnementale, l‘association Monts a montré à la Commissaire enquêtrice un photomontage faisant apparaître, vue depuis l’Arc de Triomphe,  un « bonnet d’âne » à l’arrière du Dôme du Panthéon. Pour faire son rapport, celle-ci a voulu une vérification et l’APUR, un service de la Ville de Paris, a produit un autre photomontage. Elle a cru qu’il était plus réaliste et a conclu « les reprises des photomontages réalisés par l’association Monts 14 permettent (…) de replacer ces futures constructions dans l’horizon parisien. Il est ainsi possible de constater qu’elles ne viendront pas défigurer certains monuments, comme cela aurait pu être redouté. ». Et elle a donné un avis favorable.

Le cabinet de géomètre Arnaud Robin

L’association Monts 14 a demandé au cabinet de géomètre-expert Arnaud Robin une expertise de la covisibilité des tours Duo avec le Dôme du Panthéon. Le verdict est sans appel : l’impact de ces constructions sur les abords du monument historique est grossièrement sous-estimé.
Le journal Monts14 n° 52 a titré : Erroné !

Le photomontage de l’APUR

vf rapport tours DUO

L’expertise du cabinet de géomètre Arnaud Robin

expertise géomètre extrait taille réduite

 

 

Parution du journal Monts 14 n° 52

Le journal Monts 14 n° 52 est paru le 12 février 2016

Hidalgo, tu nous emmures…

A l’heure où Paris s’ouvre à sa métropole…

Annulez le permis de construire des tours Duo…   La métropole du Grand Paris bloquée par les maires…

En 1975, perspectives, échappées, points de vue, une vraie libération

La loi Fleur Pellerin, c’est la liberté de détruire


Journ 52 Couv médaillon

Salon du patrimoine : Alexandre Gady…   François Loyer et la révolution chinoise
De la musique à l’architecture : les sens (l’ouïe, l’oeil) sont à l’origine des mathématiques
Urbanisme, patrimoine, création architecturale : Le Méridien de Paris…   Equerre d’argent 2015…   Le Monde et son nouveau siège social…   La maison de Chateaubriand menacée…   Le Mistral…   8, rue de la Gaîté…   Une « zone20 » rue Daguerre…
Culture et société : Les ateliers populaires de la connaissance…   Tropiques, librairie, pôle d’activisme culturel…
Le musée du Montparnasse revit ou plutôt devient « La Villa Vassilieff » : L’histoire du Musée du Montparnasse…   La Villa Vassilieff, qu’est-ce ?…   Exposition inaugurale à la Villa Vassilieff…   Marc Vaux, le photographe des artistes et des ateliers…   Henri Hayden…   16 regards d’artistes sur l’origine du monde…   Le théâtre de la Cité U en danger…   Le Parc Montsouris et ses abords…
Rosebud : Michel prend sa retraite…   Immuable…

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Parution du journal Monts 14 n° 51

Le journal Monts 14 n° 51 est paru le 2 octobre 2015

 La honte ! La tour Triangle votée grâce à 7 benêts de l’UDI…  Tours Duo : exigeons une contre-expertise !…   Le « Guardian » rejette la nouvelle tour de Londres…     La tour Apogée dans les années 70…   Modification du PLU

 

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Pour des sensations dans l’architecture : Hidalgo impose une modernité qui refuse les sensations…  L’urbanisme, c’est notre affaire ! de Thierry Paquot…   Réponse à Thierry Paquot : les sens, c’est l’intelligence
Culture et société : Les commerçants raniment leur avenue du Général Leclerc…   Nouveaux couloirs de bus en perspective…   Forum des associations 2015…   La fin de la Bélière…   La librairie Arbre à lettres vendue…   Varda primée à Cannes…   Exposition Ossip Lubitch…   Nouveaux livres, autres évènements culturels ou de société…
Kiki de Montparnasse : Histoire de la découverte des Souvenirs retrouvés de Kiki en 2003…   Théâtre : à Paris, actuellement, trois spectacles…   à La Huchette…   au Lucernaire…   au Guichet…   Le Guichet Montparnasse : une petit théâtre, une passionnante proposition…   Roman graphique

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Monts14 n° 51 : tours dans Paris, tours Duo

Peu à peu, Paris retrouve l’enceinte des fortifications

Extrait du journal Monts14
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Journ_51 p8 r

Monts14 n° 51 : la tour Triangle votée

La tour Triangle votée

Extrait du journal Monts14
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