Débat sur les tours

Le POS de 1975

Plan des fuseaux de protection générale du site

Plan des fuseaux de protection générale du site

Des prémices au débat actuel

Le débat actuellement

Oliver Wainwrigth, le journaliste auteur de l'article du Guardian

Oliver Wainwrigth, le journaliste auteur de l’article du Guardian

 

Thierry Paquot, philosophe de l'urbanisme, auteur de nombreux ouvrages sur la ville et l'architecture

Thierry Paquot, philosophe de l’urbanisme, auteur de nombreux ouvrages sur la ville et l’architecture

Gwenaël QUERRIEN, Directrice de la Cité de l'architecture et du patrimoine et Rédactrice en chef de sa revue Archiscopie

Gwenaël QUERRIEN, Directrice de la Cité de l’architecture et du patrimoine et Rédactrice en chef de sa revue Archiscopie


 

Réinventer Paris
le fantasme devient « l’opium du peuple »

La fuite en avant
ou Hidalgo, Pompidou, les mêmes errances

En 2008, Hidalgo disait : « Paris doit s’enrichir de nouvelles créativités », « Paris va changer de visage ». Comme rien ne se passait, vers 2011, elle s’est mise à obliger les architectes à pratiquer une esthétique « de rupture ». Des énormités architecturales apparaissent un peu partout dans Paris.

En 2015, elle flingue un projet de classement des toits de Paris au patrimoine de l’UNESCO. Elle détruit un rêve, une image à laquelle les Parisiens sont attachés. Elle est donc obligée de surenchérir, de faire rêver davantage encore…
Elle en arrive au fantasme, au pur imaginaire qui fait envie, même si on n’y croit pas.

Elle a écrit un éditorial pour l’exposition « 23 projets Réinventer Paris » au Pavillon de l’Arsenal. Dans ce court texte d’une page, les mots innovant, novateur, innover, reviennent au moins 8 fois. A chaque phrase, reviennent les expressions « créer sans se limiter », « donner libre cours », « abandonner tout modèle », « innover », inventer », « donner naissance », « exploré », « découvert », « inventé », « dépasser », « s’affranchir », « se découvre », « se construit ».

Innover, inventer, elle veut y croire : cela ne prouve pas qu’il y ait de la créativité.

Le danger est d’aller trop loin, de tomber dans le déraisonnable. Rappelons-nous les années Pompidou, la voiture pour tous, la radiale Vercingétorix, l’autoroute qui devait traverser le Parc Montsouris…   le rêve que combat aujourd’hui Hidalgo ! Aujourd’hui, il suffit d’interdire aux voitures de circuler. Réparer un Paris abîmé sera plus difficile.

G. Querrien et T. Paquot 

G. Querrien, la rédactrice en chef d’Archiscopie, a publié un article tout en fines nuances sur la tour triangle : « Où, pourquoi, pour qui, comment ? Questions autour de la tour Triangle ». Grosso-modo, elle rejette le « j’aime » ou pas. Lui apparaît recevable « ce qui fait sens ».
Cet article a été résumé et commenté dans Monts 14 n° 50 en bas des pages 9 et 10.

Thierry Paquot, en 2008, déjà, dans son ouvrage La folie des hauteurs estimait que les tours faisaient sens pour les « capitaines d’industries » à la fin du XIXe siècle. En 2012, lorsque le journal Le Monde ramène le débat à la sempiternelle bataille des Anciens et des Modernes, il répond : Le Monde académique ! En bon philosophe de l’urbanisme, il y voit « l’expression du suivisme de certains élus, praticiens et décideurs, de la peur de l’innovation et de leur manque d’audace ».

Peu à peu, apparaît l’essentiel, la philosophie : au fond, pourquoi construit-on des tours ?

Le débat, de 2008 à 2015 : l’échec médiatique

« Les peuples ont la mémoire courte », ou bien « L’histoire est un éternel recommencement », nous nous sommes battus en vain pour faire mentir de tels dictons.

En 1970, une prise de conscience apparaissait alors même que l’on poursuivait la construction de tours : c’est le site de la Ville de Paris qui allait être gâché !

Fin 2008, Anne Hidalgo, dans le cadre de la concertation pour la tour Triangle, publie des questions-réponses. Dès cette époque, l’association Monts 14 y répond.  La difficulté consiste à sortir des préjugés, comme le montre le journal n° 32, n° 33  et  n° 34. L’association s’appuie sur des experts. Mais la presse ne suit pas.

En 2011 se forme le Collectif contre la tour Triangle. Mais la communication est monopolisée par Olivier Rigaud, un porte-parole encombrant. La presse suit son parler militant…   et passe à côté du travail de Monts 14…     impossible de combattre les préjugés ! Et Bertrand Sauzay, président de l’ADAHPE, se fait incendier sur le plateau de TF1 car il se targue de multiplier les recours.

En 2014, Monts 14 marque un point avec la covisibilité de la tour Triangle avec le Dôme des Invalides. Mais, en 2015, elle est isolée lorsqu’elle dénonce l’illusion de l’attractivité des tours. Au lieu de cela, ce sont les ambitions politiques de quelques leader UDI qui l’emportent….    tandis qu’Anne Hidalgo surfe tranquillement sur les préjugés !

Depuis 2008, il n’y a jamais eu un débat télévisé à la hauteur de l’enjeu, entre experts, sur des chaînes de télévision à grande écoute…

Dernières analyses

Interview sur Radio-courtoisie

Le 21 avril 2016, Patrice Maire, président de Monts 14 a été interviewé sur les tours dans Paris par Radio courtoisie dans l’émission « libre journal » d’Aude de Kerros sur le thème « Paris mis en danger par les architectes ». L’interview commence à partir de la 42e minute (pour visionner directement la partie sur les tours, mettre le curseur sur la vidéo, faire avancer le bouton rouge jusqu’à la 42e minute ).

Interview sur TV Liberté

Le 9 décembre 2015, Patrice Maire, a été interviewé sur les tours dans Paris par la télévision libre “ TV Liberté ” pour son émission “ Perles de culture “ n° 69. L’interview commence à partir de la 29e minute (pour visionner directement la partie sur les tours, mettre le curseur sur la vidéo, faire avancer le bouton rouge jusqu’à la 29e minute ).

 9 février 2015, Hidalgo fait avorter un projet de classement des toits de Paris

Le 2 octobre 2014, Delphine Bürkli avait fait voter au Conseil de Paris un voeu en faveur du classement des toits de Paris à l’UNESCO. Le 29 janvier 2015, elle organisait une réunion de lancement de cette candidature. Le 9 février, Hidalgo flingue ce projet de façon éhontée car « cela bloquerait une grande partie de de l’innovation architecturale ».