Triangle, le 29/6/2015

Historique des luttes

« Oui » à la tour Triangle : les associations déposent des recours

Au cours du premier semestre, l’association Monts 14 enfonce le clou. Le journal Monts 14 n° 49 montre l’impact désastreux des tours avec des vues panoramiques, évoque le large périmètre de protection du Mont Saint-Michel, ainsi que la menace d’un déclassement de la ville de Séville, à cause de la co-visibilité d’une tour avec la cathédrale. Mais le véritable débat tourne autour de l’attractivité de la tour et les incantations des lobbys pro-tours relèvent du totem et non pas de la réalité économique.

Le journal Monts 14 n°50 évoque la perspective alléchante d’un classement des toits de Paris, contrée par Hidalgo. Il signale la remarquable analyse de G. Querrien, la directrice de la Cité de l’architecture,  dans la revue d’Archiscopie.

La tour Triangle approuvée le 29 juin 2015 

Malheureusement, ce temps de latence n’a pas été mis à profit pour qu’un débat ait lieu sur la soi-disant attractivité d’une tour. Et, le 29 novembre, 6 UDI changeaient d’avis, contre toute attente. Ils se dérobaient à tout contact. Leur explication le jour venu ? « Ils se désolidarisent de l’opposition pour faire un vote constructif pour l’attractivité de Paris ». Comme on clique sur « J’aime » ou pas sur face-book ou bien twitter ! Eric Azières, leader UDI, a préféré favoriser les ambitions personnelles de Lagarde pour la métropole du Grand Paris plutôt que faire respecter la discipline de groupe. Ce sont les préjugés qui l’emportent. Pourtant, au même moment le débat progresse.

Devant une telle pauvreté de réflexion, le journal Monts 14 a titré « Les 7 benêts de l’UDI ».

Les recours juridiques

Actuellement, les actions juridiques sont les seules possibles, pour Monts 14 comme pour le Collectif contre la tour Triangle. Le permis de construire n’étant pas délivré, elles visent la Révision simplifiée du PLU qui autorise une hauteur de 180 m à la Porte de Versailles.

Le Collectif, sous l’impulsion de Bertrand Sauzay, attaque le saucissonnage de la procédure : la tour Triangle et la modernisation du Parc des expositions font partie d’une même opération.

Monts 14 attaque une hauteur de 180 m complètement disproportionnée par rapport au Plafond des hauteurs de 37 m dans tout Paris : une procédure de Révision simplifiée ne suffit pas. Et, bien entendu, elle fait valoir le déclassement qu’entraîne la co-visibilité avec le Dôme des Invalides lorsqu’on l’observe depuis le Sacré- Coeur.

Sa requête rejetée le 22 avril 2015, Monts 14 fait appel

Le tribunal a rejeté la requête de Monts 14 au motif que le PADD de Paris n’interdit pas explicitement la construction de tours.

De fait, le PADD actuel  n’est pas conforme à la toute récente loi Duflot. Celle-ci oblige les communes à préciser leurs orientations en matière. Pourquoi les mots « hauteur » et « plafond des hauteurs » ne figurent-ils pas dans le PADD ? Telle est la raison pour laquelle Monts 14 est-allé retrouver dans les archives de la Ville le Plan des fuseaux de protection générale du site.

Le cabinet Huglo-Lepage

Créé en 1969 par Christian Huglo, celui-ci s’est illustré dans les grands procès environnementaux européens : 1972, procès des Boues Rouges de la Montedison, 1978, procès de l’Amoco Cadiz. Précurseur dans la domaine du droit de l’environnement, il est devenu l’un des experts reconnus auprès de la Commission européenne, il s’est vu confier de nombreux contrats pour la transposition du droit communautaire.

 

Déroulé des évènements