Tours dans Paris

Les Verts et les associations lancent une pétition le 15 février 2018 :

NOUS VOULONS UN REFERENDUM

Le 15 février 2018, les Verts, accompagnés de 10 associations de sauvegarde du patrimoine parisiennes (dont Monts 14),  lancent une pétition pour demander un référendum.

 

Le débat

Les pétitions

La tour Triangle

Les tours Duo

Tours à Bercy

  • Le projet

 

Les berges de la Seine menacées

Vue depuis la passerelle des Arts côté sud : les tours de Bercy apparaîtraient entre la tour carrée de la conciergerie et les immeubles de la place Saint-Michel. Au loin apparaissent les arbres du quai Montebello.

Depuis la passerelle des Arts, les tours de Bercy entre la conciergerie et le quai Saint-Michel.

Signez la pétition pour les Berges de la Seine classées au patrimoine mondial de l’UNESCO

Monts 14 souhaite que les LREM prennent position sur les tours
Le journal Monts 14 n° 57 sous-titre : Bloomberg contre Hidalgo/Le chef d’oeuvre de Bloomberg : une architecture de 10 étages qui détrône les gratte-ciel. Bloomberg avait rencontré Macron avant les présidentielles de 2017. Quel est le plus attractif : l’esprit humaniste ou le vertige des tours ?

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Tours dans Paris : Hidalgo, tu nous emmures

Peu à peu, Paris retrouve son ancienne ceinture des fortifications

En 2008, Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë avaient bel et bien entrepris de changer la physionomie de Paris. Côté Est, les tours de Masséna (les tours Duo en font partie), puis de Bercy ne sont pas seulement des « éléments marquants du paysage ». Elles forment aussi une barrière : peu à peu, Paris retrouve son ancienne ceinture des fortifications.
En 2015, à l’heure où la capitale s’ouvre à sa métropole, elle se rétrécit, se replie sur elle-même…

Débats

Les tours-totem attractives ? Elles vont plutôt gâcher Paris !
(communiqué du 9 février 2018)

  » Christian de Porzamparc, en 2010, se souvenait de son vertige devant les Twin Towers à New-York, aujourd’hui disparues : « Ces tours étaient tellement abstraites et vertigineuses qu’elles n’avaient même plus de dimension relativement à la ville… Elles semblaient curieusement être tombées du ciel… elles étaient au-delà du commentaire ».  Effectivement, celles de la Défense forment un ensemble intéressant.

A Paris, c’est différent. Les repères emblématiques, tel le Dôme des Invalides ou le Dôme du Panthéon passent au second plan. Avec eux, sont écrasés toute une richesse architecturale, la mémoire du passé, l’ordonnancement des rues, les grands boulevards… bref un Paris que l’on admire dans le monde entier !

Pourquoi le lobby pro-tours leur attribue-t-il autant d’attractivité ? De l’aveu même de Bossard, le dirigeant d’UNIBAIL responsable de la tour Triangle, elles ont indéniablement valeur de totem. Vers elles se projette volontiers la force sécurisante du père, telle que la ressent l’enfant. Autrement dit, l’homme du XXIe siècle se conduit comme les indigènes de l’Île de Pâques qui érigeaient des statues représentant leurs ancêtres et se faisaient concurrence pour savoir qui réaliserait la plus haute. Ce faisant, il fait une projection infantile de qualités qui n’existent pas.

Les grandes entreprises, notamment les banques, étaient autrefois tentées d’installer leur siège social dans une tour pour lui conférer une valeur totémique. Cela risque fort de se terminer à cause d’un chef d’œuvre d’architecture moderne en avance sur son temps, voulu par Bloomberg à Londres pour son centre consacré à la finance internationale. Ce multimilliardaire, 10e fortune mondiale, a choisi l’architecte Norman Foster pour réaliser un bâtiment de dix étages alors que vingt-deux étaient autorisés. Il rejette la hauteur, la rupture à la mode d’Anne Hidalgo, et préfère l’osmose avec l’environnement, la place de l’homme dans l’univers. Pour toute recherche esthétique, des ailettes en bronze brun clair coupent les vitrages sur toute leur hauteur en façade. Leur forme est une allusion à la cathédrale qui se trouve à l’intérieur, structurée autour d’une vaste rampe hypotrochoïde… « 

Ce communiqué du 9 février 2018 a été publié dans la pétition des Verts (Lire sa version intégrale). L’aveuglement devant l’attractivité du totem, ainsi que la présentation du chef d’oeuvre architectural de Bloomberg, sont expliqués dans les pages 8-9 du journal Monts 14 n° 57.

La fuite en avant d’Anne Hidalgo

En 2015, elle flingue un projet de classement des toits de Paris au patrimoine de l’UNESCO. Elle détruit un rêve, une image à laquelle les Parisiens sont attachés. Elle est donc obligée de surenchérir, de faire rêver davantage encore…
Elle en arrive au fantasme, au pur imaginaire, qui fait envie, même si on n’y croit pas.
Innover, inventer, elle veut y croire : cela ne prouve pas qu’il y ait de la créativité.

Les tours font-elles sens ?

C’est la question que se pose G. Querrien dans le n°1  d’Archiscopie. C’est aussi la première réaction de T. Paquot en 2008.
Peu à peu, on s’oriente vers l’essentiel, vers la philosophie de la chose : au fond, pourquoi construit-on des tours ?

Vers un réalisme ?

Le Talkie walkie à Londres, la canopée à Paris…     peu à peu, la presse devient moins indulgente envers les flagorneries des élus sans vergogne.
Subsiste la végétalisation des toits de Paris…    mais, justement, toutes les capitales peuvent en faire autant, alors que nous avons un trésor, une différence…

Actions juridiques

Les actions judiciaires ont échoué pour les tours Duo.

Pour la tour Triangle, en revanche, un procès est en cours contre le permis de construire. Monts 14 produit un mémoire en intervention volontaire.

Pétitions

Monts 14 a lancé une pétition contre la tour Triangle qui a recueilli plus de 1250 signatures (plus 2000 signatures manuelles), puis contre les tours Duo.

Les nouvelles tours à Masséna prolongent une succession de tours qui barrent le paysage depuis la Porte d’Italie et d’autres sont envisagées à Bercy. Peu à peu, Paris retrouve « l’enceinte des fortifications du XIXe siècle », une barrière qui rétrécit la capitale. Aussi Monts 14 propose aux Parisiens de signer une nouvelle pétition : Hidalgo, tu nous emmures.

Vue depuis l'Arc de Triomphe : Avant-Après

Vue depuis l’Arc de Triomphe : Avant-Après

Anne Hidalgo n’a jamais cherché à faire des évaluations des divers impacts des tours dans le paysage parisien. Monts 14 a réalisé pour la première fois une estimation de leur impact sur les Berges de la Seine. Apparemment, leur classement au patrimoine mondial de l’UNESCO est menacé. Aussi, une quatrième pétition a-t-elle été lancée, Refusons l’intrusion de tours : que les Berges de la Seine restent classées par l’UNESCO !

 

De 2008 à 2014, le débat, les luttes…

Les années 2000, héritaient du POS, Plan d’occupation des sols, né en 1975. Dans les années 60 était apparu un élan vers le futur, avec les dégâts que l’on sait sur le paysage urbain. Le POS reflétait une prise de conscience, avec un Plafond des hauteurs et un Plan des fuseaux de protection générale du site. Las, 40 ans après, le même vertige, le même élan reprenait le maire de Paris.

Le 7 juillet 2008, il faisait voter au Conseil de Paris un processus de réflexion et de concertation « sur un vaste projet destiné à faire évoluer le paysage urbain sur sa couronne ». Anne Hidalgo, de son côté, publiait un opuscule, Paris 21e siècle, pour un Paris moderne. Rapidement, un débat est apparu. Thierry Paquot publiait La folie des hauteurs. Dès le mois de septembre 2008, le journal Monts 14 faisait la chasse aux idées fausses.

De son côté, début 2009, dans le cadre de la concertation pour la tour Triangle, Anne Hidalgo publiait, sur le site de la Ville, un jeu de questions réponses.

Le débat s’arrêtait là, côté Hidalgo. Les réponses s’affinaient côté Monts 14 et elles allaient être reprises par le Collectif contre la tour Triangle. Mais elles allaient se heurter à un mur de préjugés du genre « les tours créent des emplois », « elles logent la population ». Anne Hidalgo les répétaient, le 29 juin 2015, lors du vote pour la tour Triangle.

Monts 14 commençait à combattre la tour Triangle dès 2008, avec des réunions publiques, une pétition et des actions juridiques. En 2011, elle formait, à l’occasion de l’enquête publique pour la Révision du PLU, le Collectif contre la tour Triangle, avec d’autres associations. En 2012, suite à la protestation du Commissaire du Mondial de l’automobile, le Collectif organisait des manifestations ; les partis politiques se ralliaient à ce combat.  Lors des municipales de 2014, NKM prenait parti contre la tour Triangle et, avec elle, les Républicains. Ceci explique le vote du 17 novembre 2014 contre la tour Triangle.
En 2015, Hidalgo lance une nouvelle communication « Réinventer Paris ». Monts 14 ne parvient pas à enclencher un débat autour du totem et de l’attractivité. Finalement, à cause de la trahison de 6** benêts de l’UDI, Eric Azières en tête, le projet Triangle est approuvé le 29 juin 2015.
** Christian de Saint-Etienne n’en faisait pas partie comme nous l’avions cru au départ

    

 

Actualités

 

  • Référendum contre les tours dans Paris

    Les Verts lancent une pétition le 15 février 2018 pour un voeu demandant un référendum.

  • Les tours à Bercy

    La ZAC de Bercy-Charenton devrait être votée au Conseil de Paris cette année.
    Six tours sont prévues, la plus haute atteignant 180 m.

 

  • La tour Triangle

    Une procédure judiciaire contre le permis de construire est en cours. Monts 14 dépose un mémoire en intervention volontaire en février 2018.

 

  • Les tours Duo

    Les actions judiciaires ont échoué. Les tours Duo sont en cours de construction. Trois autres emplacements pour construire des tours de 180 m de haut existent dans la ZAC Masséna.