Luttes passées
L'ancêtre de l'association Monts 14, l'association de Sauvegarde de La Bélière, fondée en novembre 1993, a mené une longue lutte, de 1993 à 2001 en lançant notamment une pétition qui a recueilli 13 000 signatures. La Bélière est aujourd'hui sauvée.
Par ailleurs, en 1995-1996, l'association de Sauvegarde de La Bélière a déposé un recours devant le tribunal administratif pour faire obstacle à la démolition de l'ancien marché couvert de la rue Daguerre. Mais elle n'est pas parvenue à empêcher sa disparition. Et elle s'est opposée à l'aménagement du passage Tenaille devenu depuis une large voie sans intérêt.
L'association Monts 14 , fondée le 25 mars 1996, remplace cette première association. Elle commence à faire l'inventaire du patrimoine du 14e, quartier par quartier. En même temps, elle intervient pour les jardins de Sainte-Anne, la construction d'un immeuble de bureaux à Denfert-Rochereau, la ZAC Didot...
Sainte-Anne
Les espaces libres et jardins de l'hôpital
Sainte-Anne sont classés en EVIP, Espace Vert Intérieur Protégé. En 1996,
Monts 14 intervient contre le bitumage d'un espace consacré aux cultures
florales et potagères. C'est le début d'une lutte qui se poursuit aujourd'hui.
Immeuble
de la Caisse d'Epargne à Denfert-Rochereau
En 1996 la Caisse d'Epargne veut construire un immeuble de bureaux sur la place
Denfert-Rochereau qui, jusque là, avait conservé une belle physionomie
haussmanienne. L'architecte des bâtiments de France ne s'oppose pas au projet.
L'association dépose un recours, puis tente d'améliorer à la marge le
projet.
26,
rue Rémy-Dumoncel
Une maison de retraite veut s'agrandir aux dépends d'une charmante petite
maison, située au 26, rue Rémy-Dumoncel, typique du "Nouveau
Village d'Orléans" qui était apparu en 1830. L'association lance une
pétition, dépose un recours mais ne parvient
pas à empêcher sa démolition.
Fonderie
d'art Max Le Verrier
Suite à une succession familiale, les bâtiments de la fonderie d'art Max Le
Verrier sont menacés de démolition et le gérant de l'établissement est
obligé de s'exiler au Kremlin-Bicêtre. L'association Monts 14 obtient qu'un
atelier de fonderie d'art soit aménagé au rez-de-chaussée du futur immeuble.
ZAC Didot
La ZAC Didot était restée à la traîne après le saccage de l'Ouest du 14e.
La mairie reprend les opérations en 1996. Alors qu'une autre association
s'oppose au chantier par une action symbolique de blocage des camions à
l'entrée du chantier, une matinée par semaine, l'association Monts 14
s'efforce de persuader le Maire de Paris de conserver le "Château
ouvrier" au 69 rue Raymond
Losserand en tant qu'architecture inspirée par le "fourriérisme".
Elle obtient finalement gain de cause.
19
rue des Suisses
Au 19 rue des Suisses, la RIVP veut densifier en coeur d'îlot. Les riverains,
soutenus par l'association Monts 14, obtiennent une diminution du projet. En
revanche, l'immeuble donnant sur la rue des Suisses est très laid, aussi
l'association lance-t-elle une pétition pour que l'on change sa
physionomie.
Lycée
Raspail
En 1998, la Région Ile-de-France décide de construire un projet hôtelier à
l'emplacement de l'ancien lycée technique Raspail. L'association intervient
pour empêcher que l'on défigure l'un des derniers grands sites du 14e.
Terrain
de La Poste du boulevard Brune
En 1998, Meunier Promotion lance une opération immobilière à l'emplacement
des anciens bureaux de La Poste devenus inadaptés. L'association Monts 14
obtient le maintien de l'espace vert en pente situé côté villa Brune.
Grange
de la Tombe-Issoire
Au 26, rue de la Tombe-Issoire se trouve l'un des plus vieux bâtiments du 14e,
une ancienne grange, au dessus d'une carrière classée à l'ISMH, Inventaire
supplémentaires des monuments historiques. En 1999, à la demande de
l'association Monts 14, le maire refuse un permis de construire.
Modification
du POS du 14e
Pour prévenir plutôt que
guérir, l'association ne cesse de faire pression pour obtenir la modification
de l'ancien POS du 14e. Elle est effectivement écoutée en 2000 : elle obtient
enfin la modification du POS du 14e. Une soixante de sites (îlots, rues ou
séquences architecturales) sont préservés au lieu d'une douzaine
antérieurement.
Autres
interventions
L'association est intervenue également sur de
petites opérations,
pour préserver des maisons pittoresques, conserver des espaces verts, dénoncer
des projets qui défigurent les sites : elle est parvenue à sauver le joli
petit pavillon du 4-6 rue Léonidas, la belle maison de ville du 45bis rue
Beaunier et le Moniage Guillaume au carrefour Alésia-Tombe-Issoire.
En
revanche, elle n'est pas parvenue à sauver un joli pavillon dans le jardin de
la rue de Châtillon, elle n'a pas pu empêcher la construction d'un immeuble au
n°30 rue de châtillon.
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