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le patrimoine…
En 1816, Mme de Chateaubriand fonde, rue d'Enfer, actuelle avenue
Denfert-Rochereau, sous le patronage de Marie-Thérèse, duchesse
d'Angoulême, fille de Louis XVI, une maison de retraite à usage des
dames nécessiteuses de la bonne société et des vieux prêtres
malades. Chateaubriand vivra là de 1826 à 1838.
Aujourd'hui, les bâtiments anciens subsistent, au milieu des jardins,
tels qu'ils étaient à l'origine. Le site est resté vierge de tout
modernisme de mauvais aloi, à l'exception d'une verrue à l'entrée, côté
boulevard Raspail. Malheureusement, il n'y a pas de classement
"monument historique", seulement des "espaces verts protégés"
et quelques "protections Ville de Paris" à venir dans le
futur PLU. Et la direction s'empresse de déposer un maximum de permis
de démolir et construire pour tirer parti le plus possible des droits
à construire qui subsistent. Des opérations sont demandées dans tous
les coins de la propriété.
menacé…
Les bâtiments anciens vont se retrouver enserrés entre des immeubles
de 6 étages dépourvus de charme. Leur esthétique, sans être d'un
modernisme outrancier, n'en est pas moins en décalage par rapport à
l'existant. Elle se borne au "rideau de béton percé de
baies", style qui conduit à l'uniformisation des villes modernes.
Est-ce acceptable ?
les bâtiments anciens mal protégés…
Dans le projet de PLU qui sera voté en juin au Conseil de Paris, deux
bâtiments seulement sont protégés, Ste Marie et le bâtiment des
religieuses. Vraisemblablement à la suite d'une erreur, le bâtiment
ayant le plus de valeur sur un plan historique, Ste-Thérèse, n'est
absolument pas protégé.
Une
pétition est donc lancée pour demander à la Ville de refuser le
permis de construire et de modifier le règlement du PLU. |

La maison de retraite Marie-Thérèse autrefois

L'esthétique des futurs bâtiments

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