La Carrière de Port-Mahon et la ferme de Montsouris

Dernières infos

7 mars 2006 : ça y est la Soferim vient d'obtenir un 1er permis de démolir, pour la destruction du 30 rue de la Tombe-Issoire. A quoi cela sert-il que les associations gagnent leurs procès, que les juges leur donnent raison, si quelques mois plus tard le site est détruit, petit bout par petit bout ?

 

2 septembre 2005
En début d'année 2005, M. Mano, adjoint de Delanoë, décidait de frapper d'insalubrité le 26, rue de la Tombe-Issoire. Le 2 septembre 2005, les squatters sont expulsés. Le même jour, un expert devait venir constater que l'immeuble avait été réhabilité par les occupants. Merci, M. Mano !

4 janvier 2005
Le 4 janvier, la pelleteuse revient à l'assaut, accompagnée d'un rouleau compresseur. Les membres du Collectif de Port-Mahon parviennent cependant à arrêter l'énorme engin en se mettant devant. Le chef du chantier exhibe une lettre de la DRAC : la police laisse faire. Furieux, le Maire du 14e démarre une procédure de préemption de la Ville de Paris.

28 décembre 2004
Le promoteur envoie une pelleteuse "gratter le terrain" en guise de préparation à des "fouilles archéologiques préventives". Alertée, la police fait interrompre les travaux une première fois. Le promoteur est tenu en échec sous la caméra de FR3 par Pierre Castagnou, le Maire du 14e, en personne

début-juillet 2004
Les voisins du n°24 se plaignent d'infiltrations depuis l'expulsion d'un occupant : le mur mitoyen est gorgé d'eau sur tout un étage. Un membre de l'association Monts 14 a la curiosité de forcer la cloison qui empêche l'accès au petit bâtiment condamné à cette occasion. Le spectacle est désolant : l'eau arrive à flot, d'un tuyau d'arrivée d'eau volontairement coupé. La cause est réparée mais le mal est fait. Les voisins se sont plaints et de l'humidité est apparue dans le sous-sol. En l'absence du Préfet de Police, son directeur de cabinet, dupé par le promoteur, prononce l'arrêté de péril. Les familles noires sont expulsées.

mi-juin 2004
Papahn construit un mur au milieu de la cour, le long de la petite maison des vachers pour créer un corridor. Averti immédiatement, le Maire vient en personne faire interrompre les travaux avec l'appui de la police : aucun permis n'a été déposé.

26 mai 2004: bénédiction de l'abbé Pierre
L'abbé Pierre vient en personne le 26 mai bénir la ferme. En sortant, il croise un huissier envoyé par Papahn. Pour la petite histoire, cet huissier est également celui de la Ferme-célébrités, émission télévisée bien connue.

mars 2004
La Ville prend enfin la décision de refuser le permis de construire. Le promoteur veut se venger sur les petites maisons des nos 5 à 9 rue Niepce : il dépose des permis de démolir et construire pour un immeuble de 37 logements sur 6 étages.

février 2004
Certaines informations sur la personnalité de Marc Viré, sur son intérêt financier à parler en faveur du promoteur,  sont de nature à mettre en doute l'impartialité de ses jugements et, partant, l'autorisation de travaux délivrée par son intermédiaire. A cela vient s'ajouter une contestation de l'exécution testamentaire des volontés de l'abbé Keller, qui avait fait don du lieu sous certaines conditions qui, semble-t-il, n'ont pas été respectées. Monts 14 dépose un recours gracieux auprès du ministre de la Culture.

décembre 2003
Nouvel avis du chef de cabinet du ministre de la culture, en faveur cette fois du promoteur. Celui-ci affiche l'ancien permis de travaux annulé, mais celui-ci n'a aucune valeur légale.

3 novembre 2003
La SOFERIM casse à l'intérieur de la jolie maison "Troubadour" du 15 villa Saint-Jacques. Des membres de l'association Monts 14 et du Collectif de Port-Mahon décident de squatter les lieux pour s'opposer à la poursuite de la démolition.

5 octobre 2003 : le diocèse se venge 
Pour se venger, la SOFERIM barre l'entrée de la cour par un muret de 2m de haut. Elle met en demeure la Mairie de Paris de lui accorder le permis de construire.

13 septembre 2003 : la DRAC change d'avis 
Coup de théâtre, avec une immense surprise et une grande satisfaction, les associations apprennent la bonne nouvelle : le ministre de la Culture lui-même intervient pour revenir sur la décision d'autoriser les travaux. C'est un nouveau coup dur porté au diocèse et cela va conforter la Ville de Paris dans son intention de refuser le permis.

8 septembre 2003 : rencontre surréaliste avec la DRAC
Le Collectif rencontre des représentants de la DRAC. Les réponses sont très curieuses "ce n'est pas parce qu'un monument est classé du fait de son caractère que son caractère doit rester intact" ! L'étage inférieur ? C'est un autre problème ! Les risques d'effondrement ? C'est la responsabilité de la Ville !

Le bras de fer continue de plus bel
Le Collectif de Port-Mahon, Monts 14, l'OCRA et l'AME déposent tour à tour des recours gracieux auprès du Ministère de la Culture et du préfet de Région.
En riposte, le diocèse fait murer la ferme.
L'aval du préfet n'aurait jamais pu être obtenu sans l'accord des ABF qui font partie de la DRAC, Direction régionale de l'action culturelle, et donc du Ministère de la Culture.

1 juin 2003: manifestation à Denfert
Journée portes ouvertes le 25 mai, avec le soutien de Monts 14. Manifestation le 1er juin de la place Denfert-Rochereau au 26 rue de la Tombe Issoire. 

6 mai 2003: un permis de travaux suspect
Le préfet accorde un permis de travaux pour le moins suspect sur la carrière souterraine du chemin de Port-Mahon. Cette autorisation fait explicitement référence à la demande de permis de construire émanant du diocèse et mentionne "… l'implantation de pieux et de puits… les consolidations par injection…"

 

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