La Bélière rouvre !

 

Grande fête de l'accordéon le 28 novembre à partir de 21h

Colette n'étant pas tout à fait prête le 21 octobre, la fête de l'accordéon n'a malheureusement pas pu avoir lieu.

Elle a été reportée au mardi 28 novembre, avec la participation de Paris-Accordéon, Patrick Quichaud, Dany et Nini, Antoine Larcher, etc.

 

La Bélière enfin ouverte  !

Le différent concernant l'insonorisation, les travaux supplémentaires occasionnés ont retardé l'ouverture de plus de sept mois. 

L'ouverture, prévue dans un premier temps pour la fin septembre, devrait avoir lieu après le 20 octobre. Pour l'instant, on en est au jour J-1 de la fête de l'accordéon. 

 

 

La Bélière désossée

Est-ce cela, conserver La Bélière ? Ces deux pans de mur branlants ! Méfions nous du mot "rénovation" lorsqu'il sort de la bouche d'un architecte. Le nôtre, Possompès, râle à n'en plus finir de devoir "conserver ces moellons...   un véritable gâchis...   tout est pourri...   ". Et tous les architectes de la rue Daguerre fulminent avec lui.

Effectivement, La Bélière aurait du être conservée telle qu'elle était !

Mais, c'est tout de même une victoire assez extraordinaire. Nous avons tous déjà vu des immeubles en pierre de taille complètement désossés, dont on n'a conservé que la façade. Faire la même chose avec un mur en moellons, c'est vraiment une première ! C'est un nouveau progrès dans la reconnaissance de la valeur de patrimoine du Paris faubourien. On se décide enfin à y mettre le prix !

Il n'y a rien de changé au demeurant quant au projet final qui s'intègrera bien dans le tissu urbain avoisinant : il y aura une vraie toiture en bois à l'ancienne avec des lucarnes. La consolidation du sous-sol s'étant avérée plus longue que prévu, la Bélière ne rouvrira pas avant 2006.

En attendant, ceux qui cherchent des lieux de vie, de convivialité, avec ambiance musicale, qui rappellent un peu La Bélière, pourront toujours se reporter au journal Monts 14 n° 18 consacré au "14e nocturne".

 

Qu'est-ce La Bélière ?

La Bélière est un des rares établissements Parisiens à avoir gardé son caractère authentique. Après minuit, les pianistes y viennent de tous les coins de Paris, une fois terminée leur prestation sur les bateaux-mouches ou à Montmartre. D'autres musiciens, des chanteurs se joignent à eux pour "faire le boeuf", pour le plaisir. Nos sens y sont ravis par une ambiance qui vient d'on ne sait où, avec pour tonalité une expression musicale changeante au gré des artistes présents.    

             Le charme de l'endroit est également lié à la sensation d'être dans une authentique maison du XIXe siècle. Imaginerait-on le Lapin Agile dans un immeuble de béton ? La Commission du Vieux Paris, le 3 mars 1998, s'était prononcée à l'unanimité pour la préservation de cette construction emblématique du tissu faubourien du quartier Daguerre.

           La lutte pour La Bélière

           La lutte pour la Sauvegarde de La Bélière a commencé en 1993. Une première pétition demandant au maire de refuser la délivrance du permis recueille 300 signatures. Celui-ci ne donne pas suite, aussi un recours est-il déposé, qui aboutira à faire annuler le permis en 1996.  

           Dans la foulée, l'association tente de faire classer la petite maison et obtient une réunion de la commission des sites, ce qui gèle tous les projets pendant un an. Le premier promoteur, Skowronsky, abandonne, mais un autre, Interconstruction, aux reins plus solides, prend immédiatement la suite.

           Fin 1998, un nouvel architecte dépose un projet beaucoup plus respectueux de la physionomie du quartier. A la demande de l'association Monts 14, J. Tibéri s'y oppose...   pour finalement retourner sa veste durant l'été 1999, suite au recours gracieux du promoteur.

           A l'automne, l'association Monts 14 lance une pétition qui va recueillir près de 13 000 signatures en l'espace de deux ans. Des personnalités connues la signent,  comme Baer  (Canal +, émission "Nulle part ailleurs"), Julien Dray, Juliette Gréco, Marc Jolivet, Ariane Mouchtkine (directrice du théâtre du Soleil), etc.   Tous les mois, les défenseurs du lieu invitent les habitants à des rassemblements apéritifs. Et des artistes plus ou moins connus viennent y chanter : Alain Leprest, Casoar...   B. Delanoë et P. Castagnou, de passage lors d'une soirée, promettent de la sauver. Cette lutte est fortement médiatisée avec de nombreux articles dans Le Monde, Libération, Le Figaro, Le Parisien, des émissions de radio (France Inter, Radio Libertaire), des passages à la télévision sur Arte, TF1, France 2.

            Malgré cette médiatisation, M. Tibéri, ex - maire de Paris, refuse de revenir sur sa décision d'accorder au promoteur des permis de démolir et construire. 

           Mais, la gauche passe en 2001. Conformément à leurs engagements, B. Delanoë et P. Castagnou rachètent l'opération au promoteur. Lors d'une concertation avec les associations, ils proposent un projet dans lequel la petite maison d'angle est conservée, avec, autour, des ateliers d'artistes et un studio d'enregistrement. Première fausse note, en 2003, exit le studio d'enregistrement, il y aura à la place une maison des associations ; le principe des ateliers d'artistes est maintenu. En 2004, deuxième fausse note, seuls deux pans de mur de la petite maison sont conservés (voir plus haut). 

 

Paysage urbain

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