Ossip Lubitch

Ossip LUBITCH (1896-1990)

Exposition de dessins, Galerie Peinture Fraîche. 29, rue de Bourgogne.

Du 5 au 17 octobre

Le dessin, probité de l’art

La Galerie Peinture fraîche entend nous faire retrouver Ossip Lubitchpar ses dessins.

C’est par les moyens les plus simples -papier, crayon- que Lubitch, depuis son plus jeune âge exprime « sa gratitude » devant le monde qui l’entoure : « êtres humains, animaux, paysages ».

Jean Dalvèze introduit très justement un recueil de dessins de Lubitch en citant Ingres qui déclarait « le dessin est la probité de l’art ». Nous y voici.

En effet, Lubitch avec une économie de moyens suggère, condense, évoque. La posture est saisie, dans le vif. Le trait crée le volume, la lumière, l’espace…

Peintre, il n’abandonnera jamais le crayon.

Interné au camp de Drancy, à la toute fin de la guerre, il dessine clandestinement des petits formats avant de retrouver de justesse la liberté avec la libération de Paris. Il léguera certains de ces dessins, notamment à l’Institut de Yad Vashem.

Sa peinture est amplement renommée pour avoir enrichi le post-impressionnisme.

Dessin (2)

Dessin (4)

Dessin (5)

Dessin (6)

Dessin

Femme au chapeau - gouache - 51X30cm

Parcours de Ossip Lubitch(voir divers documents)

Né en Biélorussie, O. L. adolescent, part pour Odessa, important foyer de création artistique d’avant-garde. A l’École des Beaux Arts de 1915 à 19, il étudie la peinture classique historique russe et celle des « Ambulants » influencés par l’École de Barbizon et les Impressionnistes.

Fontenay aux Roses - huile sur toile - 46X33cm -1932

Fontenay aux Roses – huile sur toile – 46X33cm -1932

 

À Berlin, il poursuit son imprégnation de la peinture occidentale et y retrouve un milieu artistique russe. Les créations scéniques y sont nombreuses et O.L. réalisera avec Pougny et Tchelitchev, des décors pour l’Opéra et le Deutsches Theater ainsi que des décors de cinéma avec Meerson. Il accède là encore au meilleur des avant-gardes.

L'atelier, Kremegne devant le chevalet - huile sur toile - 81X60cm -1939

L’atelier, Kremegne devant le chevalet – huile sur toile – 81X60cm -1939

À Paris, dès 1923, il vit grâce à la décoration de cabarets, restaurants et appartements.

Il s’installe à partir de 1926 à Montparnasse et se lie avec différents milieux d’abord musicaux et russes. Reconnu par Bourdelle, il expose dès 1926 au Salon d’Automne. Quoique demeuré indépendant, il s’apparente bientôt à l’École de Paris avec le groupe Pougny, Krémègne, Soutine, Codréano, Indenbaum… Il fréquente également les milieux suisses.

nature morte - huile sur toile - 41X27cm -1925

Entre les deux guerres, il expose à Zurich, Bruxelles, Berlin, Londres et Paris.

Ses ateliers à Paris : d’abord rue Belloni puis de la fin des années 30 à 1975, rue d’Odessa (au dessus du Théâtre du Lucernaire de l’époque, et de l’académie Goetz). Ce que la coalition des nazis, du régime de Vichy et des dénonciations anti-juifs n’avait obtenu, les promoteurs immobiliers l’obtiendront : OL devra abandonner son atelier de la rue d’ Odessa.

Le dernier atelier sera celui de la rue Campagne Première…

 Solange Barberousse