Monts 14 n° 57 : Baignade dans le lac Daumesnil : un gâchis idiot P. 5

Anne Hidalgo veut séduire les Parisiens en leur proposant d’aller se baigner dans le lac Daumesnil, dans le bois de Vincennes. En réalité, cette étendue d’eau a été créée artificiellement par Alphand, le paysagiste adjoint d’Haussmann. Et la baignade sera plutôt une baignoire géante étanchéifiée. Résultat, l’écosystème et la biodiversité vont disparaître. La baignade pourrait être construite ailleurs que dans le lac. Bref, ce qui est proposé est un gâchis idiot. […]

Monts 14 n° 57 : Pour un référendum sur les tours dans Paris P. 8-9

Extrait du journal Monts14

 

Jardin Netter-Debergue : une ZAD dans Paris

Au 77 avenue du Docteur Netter, nous sommes dans une réserve pour jardin public, Mme Hidalgo ! Elle va devenir à la fois une ZAD dans Paris et un Observatoire de l’entassement des Parisiens. L’association Monts 14 y organise des réunions publiques le samedi à 15 h. En même temps, elle lance une pétition sur le thème : « Non à l’entassement des Parisiens, à la pénurie de jardins, sauvez les cœurs d’îlot ». Le 3 mars, elle invite la presse à propos de la baignade dans le lac Daumesnil. […]

Monts 14 n° 57 : L’entassement éhonté des Parisiens P. 6-7

Le Paris défiguré des années 60 ne sera jamais réparé !… Cité HLM du 58, rue des Plantes : la Mairie du 14e recule devant Monts 14 et les locataires… Sauvons les coeurs d’îlot, respectons les héberges… Quartier de la Gaîté, espace vert détruit en coeur d’îlot […]

100 000 m² de jardins en pleine terre sacrifiés par Hidalgo

Lors du vote du PLU en 2006, la Mairie de Paris était orgueilleuse de mener une politique verte exemplaire. Aujourd’hui, elle fait l’inverse. Végétaliser les terrasses au-dessus des immeubles, c’est sympathique, certes ! Mais les jardins publics en pleine terre, eux, devraient rester sacrés. Selon l’inventaire de Monts 14, 70 000 à 110 000 m² seraient disparus ou menacés, soit près de 3% de l’existant (373 hect.), notamment dans le 12e. […]

Hidalgo ne respecte pas le classement des Berges de la Seine par l’UNESCO

En 1972, la France avait adopté la convention de l’UNESCO pour le patrimoine mondial. En 1975, la Ville de Paris votait un Plan des fuseaux de protection générale du site. Plus tard, en 1992, cette protection permettait l’inscription des Berges de la Seine sur la liste du patrimoine mondial. Que constate-t-on aujourd’hui ? Une des trois perspectives majeures de ce classement, celle depuis l’église de la Madeleine, n’est pas respectée. […]

Cité HLM Didot-Eure : une densification éhontée

Le 29 janvier 2016, la mairie informe : il va y avoir un champ cultivé au-dessus des bâtiments du vaste îlot HLM Didot-Eure-Maurice Ripoche-Hippolyte Maindron. Le 15 septembre, les habitants ouvrent les yeux, la Ville veut densifier au mépris du cadre de vie des résidents : enserrer les fenêtres entre des murs, mettre des passerelles et un grillage. Soulèvement des habitants, apparition du Collectif Didot-Eure-Ripoche, de l’association Vivre Plaisance, émission de Télé 14, conseil de quartier en ébullition, rencontre houleuse avec le bailleur social 3F, perturbation du Conseil d’arrondissement, rencontres avec les élus…. la Ville finit par plier ! […]

Le Plan local d’urbanisme de Paris n’est plus conforme

La loi paysage a été confirmée en 2014 par la loi ALUR. Elle oblige les communes à faire figurer dans le PADD une orientation pour les paysages. Le PADD de Paris semble y faire illusion, mais les mots « hauteur », « plafond des hauteurs », y sont bannis. Ainsi les Verts, qui étaient opposés aux tours, croyaient avoir gagné. Las, les juges voient, dans l’absence d’indications sur les hauteurs, une autorisation implicite à construire des IGH. Mais, le PLU de 2006 a reconduit le Plan des plafonds de hauteurs et le Plan des fuseaux de protection du site de la Ville de Paris, tels qu’ils avaient été établis en 1975. Une limitation a toujours un sens par rapport à quelque chose à protéger. Ce sens, on le trouve, en 1975, dans la sauvegarde des « points de vue », « perspectives », « échappées »… Tel est le sens du mémoire déposé par Monts 14 à la veille de l’audience du 14 avril en cour d’appel. Toutes les réflexions sur le grand paysage qui sont apparues depuis 2008 au fil des révisions simplifiées n’ont pas de valeur. […]

En 1975, les édiles défendent le paysage de Paris

En 1972, le préfet demande à l’APUR une étude pour limiter la hauteur des constructions avec le « double souci de protéger les perspectives et les ensembles monumentaux ou historiques ». Apparaît un « Plan des fuseaux de protection générale du site de la Ville de Paris ». Ceux-ci traversent toute la capitale. Ainsi, depuis l’Arc de Triomphe, la vue sur l’axe de la rue de Rivoli doit être protégée jusqu’à la frontière avec Vincennes et Saint-Mandé. […]

Monts14 n° 51 : la fin des tours dans Paris en 1974

A la fin des années 60, la presse est dithyrambique pour les tours du 13e : « l’urbanisme vertical » est un élan vers la modernité. En 1972, Jacques Duhamel s’insurge car, depuis le quai de la mégisserie, la tour Apogée serait en covisibilité avec le Dôme du Panthéon… […]