Débat sur les tours dans Paris

 

 

 

Future exploitation agricole

 

Exploitation agricole vue d’en haut

Débat proposé aux partis politiques
lundi 9 mars à 19h
à Notre-Dame du Rosaire,
194 rue Raymond-Losserand(Pte de Vanves)

L’association Monts 14 engage sa dernière action pour les municipales, lundi 9 mars 2020 à 19h, avec un débat sur les tours dans Paris, à N-D du Rosaire, 194 rue Raymond-Losserand (Pte de Vanves).

Le sujet est d’actualité pour plusieurs raisons. Il y a le greenwashing de la tour Montparnasse et celui du Parc des expositions…
Il y a l’actualité politique. Rachida Dati a voté pour la Tour Triangle au moment crucial du déclassement du terrain. A-t-elle voté positivement pour la ZAC de Bercy-Charenton ? A-t-elle changé d’avis depuis, et, dans ce cas, pour quelle raison ? Benjamin Griveaux était favorable aux tours. Qu’en est-il de Buzyn ?

Et puis, il y a les préjugés, révélateurs de l’absence de débat

 

Greenwashing du Parc des expositions

Le 13 décembre 2019, le journal Le Figaro titrait : À 20 mètres du sol, une immense ferme urbaine verra le jour en mai à Paris.

Le 26 février 2020, le journal Le Parisien titrait à son tour : Paris va accueillir la plus grande ferme urbaine du monde.

La durée de la concession du Parc des expositions prolongée de 50 ans !

L’enjeu, pour Viparis (société contrôlée à 50/50 par la CCIP et Unibail), ce n’est pas la ferme elle-même qui lui coûtera plus cher qu’elle ne lui rapportera, mais plutôt le renouvellement de la concession du Parc des expositions.
Pour l’obtenir, Viparis a mis 500 millions d’investissements sur la table, soit 9 fois le chiffre d’affaires annuel, et autant que pour la tour Triangle.
En vérité, les comptes annuels du Parc des expositions ont été décortiqués dans le journal Monts 14 n° 46. Il s’avère que le Parc est une vraie « vache à lait financière » pour un gros investisseur tel Unibail, avec 110 M€ de CA (Chiffre d’affaires) et des charges d’exploitation de seulement 44% (hors investissements).

Répartie sur 50 ans, une telle somme ne représente pas un investissement annuel exorbitant, à condition de n’en effectuer aucun autre durant cette période.  En réalité, au moment où Viparis commençait à s’inquiéter du renouvellement de la concession au moins 200 M€ d’investissements restaient dus…

Il existe un réel danger que le Parc reste figé ensuite pendant 45 ans.

Les réserves du Commissaire enquêteur pour l’enquête publique

Lors de l’enquête publique pour la Révision simplifiée du PLU, les associations s’étaient acharnées à démontrer que la tour Triangle était plutôt nuisible au fonctionnement du Parc des expositions.

C’est pourquoi, le 2 avril 2012, le Commissaire enquêteur  avait émis 3 réserves.

La première était : « La Ville de Paris doit obtenir, avant approbation de la révision simplifiée du PLU, un consensus des diverses parties prenantes à l’exploitation du Parc des expositions démontrant que le projet préserve la force du positionnement concurrentiel du site, en particulier au niveau européen ».

La Ville a mis plus d’un an pour réagir, en raison notamment d’une rénovation considérablement amplifiée du Parc, moyennant une enquête publique et un prolongement de plus de 10 ans de la durée de la concession du Parc.

Les Parisiens vont s’émerveiller. Mais c’est escroquer les générations futures qui verront le Parc se figer complètement jusqu’en 2060, perdre du terrain, faute d’adaptation à la concurrence. 

 

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