Avenue René-Coty : où va l’espace public ?

Où va l’espace public ?

L’avenue René-Coty n’est pas une friche urbaine !!

Massacre des bancs parisiens, mobilier urbain de plus en plus disparate, médiocre, multiplication des panneaux, ajouts hétéroclites d’agrès sportifs, de compost…   saletés, nuisances diverses occasionnées par des personnes mal élevées n’habitant pas le quartier…    autoritarisme de la maire qui impose un projet ficelé…  suppression des buissons d’arbustes grâce auxquels existait une promenade dans la nature unique à Paris…   tout a été pour rendre haïssable le projet de la mairie.

 

 

banc parisien typique mal entretenu

 

banc parisien tronçonné : la fonte utilisée pour faire des tables

 

 

banc parisien tronçonné

nouveau banc tagué, plein de saletés

banc empannelé

 

 

 

 

 

 

 

Le « truc en bois brut » du carrefour

 

Le non-sens des bacs à plantes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juillet-août 2018 : avenue René-Coty, la nature revitalisée ou…

le massacre des bancs parisiens !

Les prémisses

Dans le cadre du budget participatif « Paris aux piétons », est remontée la suggestion d’une transformation du terre-plein central de l’avenue René-Coty. Ni plus, ni moins, il s’agissait de revitaliser la végétation (sic), revoir le mobilier, supprimer les bancs « qui ne servent à rien car ils font face à la circulation automobile », etc.

Une opportunité est apparue de la mettre en pratique pour une période d’essai de deux mois, en juillet-août 2018. En effet, des travaux de réfection de conduites souterraines allaient avoir lieu ensuite, tant et si bien que ces aménagements temporaires allaient être retirés durant les chantiers. Ils allaient être rétablis et pérennisés si les réactions des habitants y étaient favorables. Le coût total de l’opération s’élèverait à 300 000 €..

Résultat : le massacre des bancs parisiens

Première surprise, des bancs ont disparu. Vision atroce, quelques uns ont été découpés et la fonte prise en sandwich pour la confection de tables rudimentaires.

D’autres ont été conservés, mais enchâssés dans une palissade grossière, réduits à devenir des sièges inélégants.

De nouveaux sont apparus : « ils ne sont ni design, ni modernes » trouve Isabelle.

Ces bancs qui portent l’effigie de Lutèce sont un apport modeste au cachet parisien. « Ils n’ont jamais été réparés, ils ont été sabotés pour mettre en oeuvre cet aménagement », s’insurge B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le « truc en bois brut » du carrefour

Au cœur du dispositif, au croisement de l’avenue René-Coty, de la rue de la Tombe-Issoire et de la rue Hallé, un terre-plein végétalisé est devenu « un truc en bois brut », constate Isabelle : « l’arbre est entouré de planches de bois, on ne voit plus le tronc. La Ville voulait y faire un lieu d’échanges. Au milieu des voitures, c’est bizarre, personne n’y va, à part les SDF qui pissent dessus. Parfois des jeunettes très dénudées osent un bronzage. Pour vivre ensemble, le Parc Montsouris, c’est beaucoup mieux.

Et puis, il y avait un beau massif avec des fleurs, qui venait juste d’être replanté. Pourquoi mettre des planches à la place ?»

 

 

Le non-sens des bacs à plantes

Le comble, ce sont les bacs à plantes sur une platebande plantée. A quoi cela sert-il ? Devant la gare RER, sur le vaste espace minéral, cela se conçoit. Là, on dévitalise la nature de pleine terre pour la remplacer par du hors-sol qui a beaucoup moins de valeur.

 

 

Les arbres en déshérence

Avez-vous vu de la végétation au pied des grands arbres dans la forêt ? En principe, entre les arbres et les plantes de petite taille, il faut choisir……

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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