Tour Triangle, le 6 mai : continuons le combat

La requête du Collectif et le mémoire en intervention de Monts 14

contre le permis de construire de la tour Triangle ont été rejetés.

Un jugement partial, les juges ont fait semblant de ne pas comprendre les critiques de Monts 14

Le jugement du tribunal porte, pour l’essentiel, sur les écrits de Monts14. Les critiques de l’association, qui étaient pourtant dûment étayées, ont été exagérément déformées, interprétées de travers, voire falsifiées. Autrement dit, le tribunal a fait semblant de ne pas comprendre.

 

 

Vue aérienne

 

Peut-on avoir encore confiance en la justice ?

Le texte du jugement rejette systématiquement tous les arguments développés par Monts 14, comme une leçon qu’on récite, sans les regarder.

Par exemple, page 10, on lit :

« En se bornant, en dernier lieu, à critiquer le choix du procédé photographique de l’architecte et la méthode de réalisation des photomontages et des visuels, laquelle est au demeurant décrite de façon précise, l’association intervenante n’établit pas que les photographies des vues lointaines et des monuments historiques remarquables figurant dans l’étude d’impact auraient été de nature à fausser l’appréciation du public sur le projet. »

C’est absolument faux : l’association n’a évoqué le procédé photographique de l’architecte qu’à titre anecdotique ; elle a surtout montré, de façon claire, très étayée, que les images produites étaient 4 à 5 fois trop petites, que les images étaient parfois truquées (la coupole des Invalides teinte en bleu), etc.

Page 14, on lit :

« Enfin, et contrairement à ce que fait valoir l’association Monts 14 au soutien de l’argumentation développée par les requérantes, l’étude d’impact comporte un point de vue depuis la basilique du Sacré-Coeur dans le 18ème arrondissement de Paris (…) »

C’est une falsification des propos tenus : l’association a estimé que l’image produite par le défenseur, beaucoup trop petite, inutilisable pour apprécier l’impact de la tour, devait être considérée comme inexistante.

Page 16, on lit :

« La circonstance que la commission d’enquête a refusé de prendre en compte certains documents produits par l’association intervenante au motif qu’ils étaient sans rapport avec l’objet de l’enquête ou non fiables n’est pas de nature à traduire un manquement au principe général d’impartialité ni à constituer une irrégularité de nature à vicier la procédure… »

Falsification n°2 : pour la covisibilité de la tour Triangle avec le Dôme des Invalides, le mémoire en intervention fait un parallèle entre un grossissement exagéré (Monts 14) et une minimisation exagérée (Unibal), pour les renvoyer dos à dos

Falsification n°3 : les juges ont bien vu que c’est la minimisation excessive de la réalité qui faisait grief, mais ils ont refusé d’en tenir compte

Conclusion

Le décret du 12 février 2019 liste la tour Triangle parmi les bâtiments concernés par les JO.

Le 28 mars, l’association Monts 14 avait engagé un recours devant le Conseil d’État contre ce décret.

Aujourd’hui, l’association Monts 14 regrette de ne pas pouvoir demander à la cour d’appel d’exercer son contrôle. Elle s’estime injustement privée d’un droit à la justice à la hauteur de l’enjeu.

 

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