Des tours coûteuses… un urbanisme de riches !

Des charges prohibitives pour le social

(risques d’incendie, entretien et fonctionnement de matériels hors-normes, etc.)

Les touréfacteurs, à commencer par Anne Hidalgo, communiquent sur leurs projets de IGH en entretenant le préjugé « il faut bien loger les gens ». Ces monstruosités urbanistiques, tenues à bout de bras financièrement, en paraissent plus aimables. Une présence de logements (souvent en proportion modeste) est ainsi signalée, de temps à autre, dans de grands projets. Et la future tour de Charenton-le-Pont, à la fois très chère,  et très haute (190 m de haut), est vouée à des logements et des chambres d’hôtel.

 

L’incendie a fait 71 morts

 

24 étages en feu

 

après l’incendie

 

Le risque d’incendie : l’exemple de la tour Greenfeld à Londres

Juin 2017, un an après, le souvenir de l’incendie de la tour Greenfeld à Londres est toujours vivace, comme en témoigne l’article du quotidien 20 mn La fumée, les flammes… Une survivante raconte l’incendie de la tour Grenfell à Londres.

L’année dernière, commençait  à apparaître à Londres une tendance à ne plus respecter les contraintes liées à ce type de construction. Cette tour était destinée à du logement social. Et des normes n’avaient pas été respectées, des matériaux étaient de mauvaise qualité (notamment l’isolation extérieure)…   tandis que les échelles de pompier étaient trop courtes pour accéder aux étages supérieurs.

 

 

24 étages en feu à Sao Paulo

Plus récemment, le 1er mai 2018, un immeuble de 24 étages s’est effondré en plein centre-ville à Sao-Paulo au Brésil.

L’immeuble, occupé par des sans-abri, avait besoin d’être rénové.

 

 

Des charges rédhibitoires

Ceci explique les normes de sécurité draconiennes. La présence d’une équipe de pompiers 24h/24h est nécessaire, ainsi qu’un gardiennage.

De plus, le bâtiment est énergivore et onéreux pour apporter l’eau dans les étages, pour les ascenseurs.  Le matériel est hors normes ; son entretien, comme son remplacement, coûte très cher.

Résultat, les charges sont très lourdes, de l’ordre de 600 € pour un 3 pièces aux Olympiades (La folie des hauteurs, 2008, Ed. Bourin Thierry Paquot). Elles deviennent exorbitantes en cas de rénovation lourde.

 

 

Les tours deviennent obsolètes

L’amiante des années 60-70 est une catastrophe bien connue, à caractère exceptionnel. L’usure des tours, elle, passe inaperçue alors qu’elle fait des ravages. Par exemple, l’amiante n’est pas la seule cause de la destruction du bâtiment de l’INSEE à la Porte-de-Vanves. Autour de l’ossature centrale, qui restait solide, des fuites d’eau ingérables minaient les infrastructures périphériques en béton.

Ni l’institut, ni la mairie de Malakoff n’ont souhaité réhabiliter cette construction devenue complètement obsolète au bout de 40 ans. L’INSEE déménage en 2018 et s’ancre dans le 21e siècle en s’installant à Montrouge dans un nouveau bâtiment d’une hauteur de…   6 étages au lieu de 13 !

Autrement dit, quand est prise en compte l’obsolescence, le coût des tours paraît pharaonique.

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