Cité HLM Didot-Eure : une densification éhontée

Le projet, vu d'en haut : en marron, la surélévation en surplomb et les blocs accolés aux murs pignons aveugles, en vert, la végétalisation des terrasses avec des serres, ascenseur à l'extérieur à l'angle Didot-Maurice Ripoche et passerelle entre 2 blocs sur la rue Didot.

Le projet, vu d’en haut : en marron, la surélévation en surplomb et les blocs accolés aux murs pignons aveugles, en vert, la végétalisation des terrasses avec des serres, ascenseur à l’extérieur à l’angle Didot-Maurice Ripoche et passerelle entre 2 blocs sur la rue Didot.

 

Maquette vue de la rue Didot

Maquette vue de la rue Didot. La végétalisation des terrasses paraît faible. Sur la droite, au bout du bâtiment existant, on voit le bâtiment en surplomb surmonté d’une serre.

 

Maquette vue à l'angle des rues Didot et Eure

Maquette vue à l’angle des rues Didot et Eure. Les fenêtres du bâtiment existant vont être enserrées par des avancées de 6 m de part et d’autre. Les passerelles qui vont passer devant les fenêtres ne sont pas indiquées.

 

Maquette vue depuis la rue Maurice Ripoche

Maquette vue depuis la rue Maurice Ripoche

 

Laurence Duvernois dessine : le projet est retiré et les habitants pourront voir la lumière du jour

Laurence Duvernoy dessine : le projet est retiré et les habitants pourront voir la lumière du jour

Le Parisien titre : les surrélevés de la rue Didot gagnent leur bras de fer contre le bailleur social !

Le Parisien titre : Les surélevés de la rue Didot gagnent leur bras de fer contre le bailleur social ! Suzy Fdida est en vedette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Misrachi à gauche et Fdida, présidente de l'association Vivre Plaisance à droite

Christophe Misrachi à gauche et Suzy Fdida, présidente de l’association Vivre Plaisance à droite

 

Misrachi le 14 décembre 2016

Christophe Misrachi le 14 décembre 2016

 

Banderole photo groupe internet

 

Dessin de Laurence Duvernois : le projet d'enfermement et de grillage

Dessin de Laurence Duvernoy : le projet d’enfermement et de grillage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tour M6B52, 50 m de haut dans le 13e, avec des balcons pointus clos par des grillages. Les occupants ont exigé des rambardes... Aussi ont-ils eu droit aux rambardes et au grillage !

La tour M6B52, 50 m de haut dans le 13e, avec des balcons pointus clos par des grillages. Les occupants ont exigé des rambardes… Aussi ont-ils eu droit aux rambardes et au grillage !

 

 

La Ville lance des opérations de promotion "Les Parisculteurs" avec des appels d'offre et des lauréats.

La Ville lance des opérations de promotion « Les Parisculteurs » avec des appels d’offre et des lauréats.

 

 

 

 

 

La vraie concertation commence

Le bailleur, l’immobilière 3F, de toute façon, ne veut pas expérimenter la jurisprudence pour la « nouvelle permissivité » de la loi Duflot.

Il propose désormais une concertation entre les habitants et l’architecte. Le surplomb, côté Didot, serait abandonné, les hauteurs diminuées…
Mais le projet n’est pas définitivement abandonné…

En guise d’apaisement, les riverains mette un bémol sur leur blog facebook.

 

Hidalgo recule, 17/1/2017

Juste après la réunion houleuse avec le bailleur social, les habitants s’invitent au conseil d’arrondissement du lundi 16 et sont bien décidés à se manifester aux nouvelles réunions de 3F le mardi 17 et le jeudi 19 (3F voulait les diviser en tronçonnant sa communication avec 3 réunions).

Terrorisés, les élus PS du 14e exercent une pression maximale sur Anne Hidalgo pour qu’elle fasse « machine-arrière ».

Au lendemain de la réunion du 16, c’est chose faite, d’autant que l’immobilière 3F, de son côté, ne souhaite guère expérimenter les libertés de la nouvelle loi Duflot en matière de prospect (procès, actions des riverains sur le terrain, alertes dans la presse, etc.). Le permis de construire est retiré, Suzy Fdida a les honneurs de la victoire.

 

Rencontre avec 3F, 16/1/2017

Le 16 janvier, le bailleur social 3F propose une réunion aux locataires et aux riverains une réunion  pour les informer, en présence de l’architecte, Edouard François, un architecte-paysagiste bien connu du 14e, qui, en 1990, voulait un « jardin de roses » devant ses fenêtres, entre la Cité Bauer et la rue des Thermopyles.

Les habitants sont extrêmement hostiles au projet. Les critiques et observations incendiaires pleuvent.
L’équipe 3F tente de canaliser leur agressivité. Au moment où elle croit y parvenir, le président de Monts 14 demande à Edouard François s’il y a bel et bien abandon de la règle du prospect. Devant ses tergiversations, l’assistance redevient houleuse, tant et si bien qu’il accepte de redéfinir son projet en concertation avec les occupants.

L'architecte est à gauche de la toile

L’architecte est à gauche de l’écran

 

Télé14  informe le quartier

Les habitants se postent à la sortie du Franprix pour faire signer une pétition. La télé locale Télé14 interviewe les présidents d’associations, notamment Patrice Maire, président de Monts 14 (voir à partir de 10 mn 20)  .

abandon de la règle du prospect

Celui-ci explique la règle du prospect, expliquée à diverses reprises dans le journal Monts 14 : H = P + 3 (avec H hauteur de la façade et P, prospect, autrement dit  la largeur de de la voie). Autrement dit, « un homme adossé à son immeuble et regardant en direction du front bâti opposé doit voir le ciel au-delà d’une droite élevée depuis ses yeux à 45° ». Côté rue de l’Eure, le projet ne respecte pas du tout cette règle.
De fait, la nouvelle loi Duflot autorise les municipalité à augmenter les gabarits de façon discrétionnaire (au moins jusqu’à 50%).

La Cité de l’Eure veut « respirer », 14/12/2016

Le 14 décembre 2016, une rencontre d’information a lieu à la salle de la rue du Moulin des Lapins. Elle réunit 60 personnes.

Christophe Misrachi explique le projet de la Mairie de Paris et de son bailleur social, 3F, avec deux immeubles plaqués sur les murs pignons aveugles et un rehaussement de quatre étages.
Devant les fenêtres de chambre actuelles, de part et d’autre , la vue serait enserrée par un avancement du béton sur 6 m. Outre ces murs entraînant pertes de vue, pertes de lumières et pertes de ciel, apparaîtraient des passerelles et un grillage posé du haut en bas sur 10 étages !
De surcroît, sur le grillage pousserait la végétation, tandis les passerelles d’accès aux appartements risqueraient d’être « privatisées » pour entreposage « sauvage ».
La mairie du 14e louvoie, le bailleur social est agressif, l’architecte Edouard François franchement arrogant et hautain.

L’association Vivre Plaisance est créée pour s’opposer par toutes les voies légales à ces projets.

Le Collectif Didot-Eure-Ripoche reçoit le soutien des associations Monts 14, « Amis de la Place Moro-Giafferi » et Urbanisme & Démocratie.

 

Les habitants se mobilisent contre le projet.

Logo Collectif

Logo Collectif

Les locataires  viennent en famille confectionner des banderoles pour exprimer leur colère. Ils organisent des réunions et créent une Page Facebook.
A peine une pétition est-elle lancée qu’ils s’épuisent à faire du porte à porte pour la faire signer. Durant le week-end, ils stationnent dans le froid à la porte du Franprix pour la faire connaître.
Ils prennent des initiatives. Ils créent un logo, puis un T-shirt avec le logo. L’un d’eux fait des vidéos, etc.
Ils viennent en masse, soutenus par les autres riverains du quartier et les associations pour faire front devant les élus et les représentants de l’immobilère 3 F.

 

Le « pot aux roses » dévoilé, 15/9/2016

Cependant, certains ouvrent les yeux et invitent les autres à se réunir le 15 septembre : 52 personnes se rendent compte que le jardin n’est que de la « poudre aux yeux ». La réalité est beaucoup plus désagréable. La Ville veut densifier au mépris du cadre de vie des résidents.
De surcroît, les permis de construire (non consultables) ont été déposés le 29 juillet 2016.

 

Les prémices, 29/1/2016

Le 29 janvier 2016, la mairie informe les locataires du vaste îlot HLM situé dans le quadrilatère Didot-Eure-Maurice Ripoche-Hippolyte Maindron qu’ils vont avoir un champ cultivé au-dessus de leurs têtes. Plutôt satisfaits, ils n’y voient pas « malice ».

Le journal Monts 14 n° 53 publie un article de Armand Renard, Les toits végétalisés s’étendent, sur l’appel à projets de la Ville, « Parisculteurs », pour proposer des sites qui seront aménagés. L’un d’eux est celui de la rue Didot, « qui comprend plusieurs toitures pour une surface totale de plus de 2000 m2 ».

 Evènements

17 janvier 2017 :
Le bailleur social 3F retire ses permis et propose une vraie concertation

16 janvier 2017 : réunion très houleuse avec le bailleur social 3F.

14 décembre 2016 : l’association « Vivre Plaisance » est créée et le « Collectif Didot-Eure-Ripoche » reçoit le soutien des associations Monts 14, « Amis de la Place Moro-Giafferi » et Urbanisme & Démocratie.

Début 2016 : les riverains apprennent que les toits seront végétalisés.

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