« Réinventer Paris » et les hôtels particuliers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hôtel de Coulanges

Hôtel de Coulanges

 

 

Hôtel de la Bucherie autrefois dessin

Hôtel de la Bucherie autrefois dessin

Hôtel de la bucherie : intérieur massacré

Hôtel de la bucherie : intérieur massacré

 

Hôtel de Villiers décor suranné

Hôtel de Villiers décor suranné

 

Hôtel de Villiers avilissement de l’ambiance intérieure

Hôtel de Villiers avilissement de l’ambiance intérieure

« Réinventer Paris » : le saccage des hôtels particuliers

Dans le journal Monts 14 n° 53, nous avons abordé le saccage de trois hôtels particuliers, au 15, rue de la Bûcherie (classé monument historique), au 29, avenue de Villiers, et au 35-37, rue des Francs-Bourgeois (hôtel de Coulanges). Le critère retenu pour départager les projets était seulement le type d’animation, d’activité, des futurs occupants. Le saccage du décor intérieur montre bien une confusion. Pour Anne Hidalgo, les architectes et une partie de leur public, les murs sont assimilés à une peau. Ils n’ont pas plus d’importance. En réalité, au XVesiècle, lorsque Brunelleschi lance les bases de la Renaissance italienne, il n’a absolument pas une vision aussi réductrice. Ce sujet est abordé dans la page « Réinventer Paris » du site internet Monts 14.
De plus, contrairement à ce qui était prévu initialement, les monuments historiques ne sont pas respectés. La Commission du Vieux Paris alerte sur le percement de baies, l’ouverture de lucarnes de toit pour l’Hôtel de Coulanges.

Hôtel de Coulanges

Cet hôtel doit à Madame de Sévigné, qui y avait passé son adolescence, plusieurs campagnes de restauration qui expliquent son cachet actuel.
Le projet, ou plutôt le « Hubb », c’est du « business models » éprouvé, l’Ecole Duperré et du coworking au service de la mode, de la création et du design, du collaboratif et de l’entrepeneuriat… l’alliance du programme (…) avec l’identité historique et patrimoniale du bâtiment… et, bien entendu, les certifications « HQE Rénovation, label BBC Effinergie Rénovation »…
Aucune précision n’est donnée quant à l’aménagement intérieur. Autrement dit, on fait ce qu’on veut, cela n’a pas d’importance.

 

 

 

 

 

 

Hôtel Bucherie

Le « Philantro-Lab » a gagné, incubateur de la philanthropie, pour créer des liens dans la sociétés, partager des expériences, des formations, du militantisme, de la convivialité avec des expositions, des conférences, deux restaurants, de la réinsertion professionnelle…

Architecturalement parlant, « les matériaux d’origine sont mis en valeur, tandis que le recours à des matières plus contemporaines établit un dialogue plus fertile entre les âges ». Autrement dit, vu de l’intérieur, cela ressemble à des salles de bureaux quelconques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hôtel Villiers

Dans ce bâtiment de 1880, original à l’époque, le décor intérieur suranné faisait respirer l’air du XIXe siècle.
Beckmann-N’ Thépé, architecte hidalgolien par excellence, pourfendeur acharné du patrimoine (voir Monts n° ), invite à la « colocation, écoresponsable et vecteur de promotion sociale », à un « programme-chronotope promouvant l’intégration de nombreux rythmes urbains… ». Résultat, une ambiance de HLM, une cuisine Ikéa en aggloméré blanc, des fauteuils conforama avec housse plastique bleue, etc. Bref, une régression, une frustration, une banalisation de type hôpital, une bêtise à en pleurer…

 

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