Le Plan local d’urbanisme de Paris n’est plus conforme

La loi paysage a été confirmée en 2014 par la loi ALUR. Elle oblige les communes à faire figurer dans le PADD une orientation pour les paysages. Le PADD de Paris semble y faire illusion, mais les mots « hauteur », « plafond des hauteurs », y sont bannis. Ainsi les Verts, qui étaient opposés aux tours, croyaient avoir gagné. Las, les juges voient, dans l’absence d’indications sur les hauteurs, une autorisation implicite à construire des IGH. Mais, le PLU de 2006 a reconduit le Plan des plafonds de hauteurs et le Plan des fuseaux de protection du site de la Ville de Paris, tels qu’ils avaient été établis en 1975. Une limitation a toujours un sens par rapport à quelque chose à protéger. Ce sens, on le trouve, en 1975, dans la sauvegarde des « points de vue », « perspectives », « échappées »… Tel est le sens du mémoire déposé par Monts 14 à la veille de l’audience du 14 avril en cour d’appel. Toutes les réflexions sur le grand paysage qui sont apparues depuis 2008 au fil des révisions simplifiées n’ont pas de valeur. […]

En 1975, les édiles défendent le paysage de Paris

En 1972, le préfet demande à l’APUR une étude pour limiter la hauteur des constructions avec le « double souci de protéger les perspectives et les ensembles monumentaux ou historiques ». Apparaît un « Plan des fuseaux de protection générale du site de la Ville de Paris ». Ceux-ci traversent toute la capitale. Ainsi, depuis l’Arc de Triomphe, la vue sur l’axe de la rue de Rivoli doit être protégée jusqu’à la frontière avec Vincennes et Saint-Mandé. […]