Manifestation contre la tour Triangle le 8 décembre

Manifestation contre la tour Triangle 8-12-2012Le samedi 8 décembre, à l’ouverture du Salon Nautique, le Collectif contre la Tour Triangle manifestait avec succès (plus de 200 personnes) devant le Hall 1 du Parc des expositions. Il était rejoint par les partis politiques, le MODEM, les Jeunes démocrates, les EELV, Debout la république et le Parti de gauche.

Etaient présents notamment Jean-François Martins (Modem), Danielle Simonnet (Parti de gauche), Jacques Boutault (Maire du 2e arrondissement, EELV), Yves Contassot (EELV), Joseph-Emmanuel Angier (Debout la république).

Patrice Maire, le président de Monts 14, y voit un tournant dans la lutte. La présence des politiques interpelle l’opinion publique. Les tours ne créent pas d’emplois. Elles sont chères à construire, elles s’usent, les charges y sont excessives (500€ par mois dans un 3 pièces aux Olympiades). Elles ne sont pas faites pour loger la population. Nous l’avons toujours dit, mais nous serons davantage écoutés avec le soutien du Parti de Gauche. Désormais, le Maire de Paris flagornera en vain l’angoisse des Parisiens à se loger en leur faisant miroiter des tours mixtes activités-logements.
Bientôt les Parisiens comprendront que la Tour Triangle est contraire à l’intérêt général. Elle nuit au fonctionnement du Parc des Expositions, elle diminue son potentiel, elle menace l’existence même du Mondial de l’Automobile et du Salon Nautique.
Le seul intérêt d’une tour est d’avoir une valeur totémique.
Cela peut intéresser une grande entreprise, cela sert aussi la communication du maire de Paris. Bertrand Delanoë voudrait être identifié au totem de la tour Triangle.

Le président de l'association Monts 14 prend la parole

Le président de l’association Monts 14 prend la parole

Une vision bien plus emblématique risque d’être gâchée, celle du Paris des Grands boulevards, des immeubles en pierre de taille, des toits haussmanniens, des Galeries Lafayette, de la diversité et de toute une richesse culturelle. Cette attractivité explique que Paris est la ville la plus visitée au monde.
Les tours ne vont pas renforcer cette représentation, bien au contraire ! Elles deviennent banales, il y en aurait 15000 dans le monde (de plus de cent mètres de hauteur). Or les tours attirent l’attention « comme un paratonnerre la foudre ». Construire des tours, c’est porter atteinte au skyline parisien, c’est banaliser Paris.
Bertrand Delanoë mérite bien que lui soit décerné le Grand prix du pharaon.

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