La Bélière désossée

 

De la Bélière, il ne reste que 2 pans de mur

De la Bélière, il ne reste que 2 pans de mur

Lors d’une concertation avec les associations, il était proposé un projet dans lequel la petite maison d’angle était conservée, avec, autour, des ateliers d’artistes et un studio d’enregistrement. Première fausse note, en 2003, exit le studio d’enregistrement, il y aura à la place une maison des associations ; le principe des ateliers d’artistes est maintenu. En 2004, deuxième fausse note, seuls deux pans de mur de la petite maison sont conservés. Est-ce cela, conserver La Bélière ? Ces deux pans de mur branlants ! Méfions nous du mot « rénovation » lorsqu’il sort de la bouche d’un architecte. Le nôtre, Possompès, râle à n’en plus finir de devoir « conserver ces moellons…   un véritable gâchis…   tout est pourri…   « . Et tous les architectes de la rue Daguerre fulminent avec lui.

Effectivement, La Bélière aurait du être conservée telle qu’elle était !

Mais, c’est tout de même une victoire assez extraordinaire. Nous avons tous déjà vu des immeubles en pierre de taille complètement désossés, dont on n’a conservé que la façade. Faire la même chose avec un mur en moellons, c’est vraiment une première ! C’est un nouveau progrès dans la reconnaissance de la valeur de patrimoine du Paris faubourien. On se décide enfin à y mettre le prix !

Il n’y a rien de changé au demeurant quant au projet final qui s’intègrera bien dans le tissu urbain avoisinant : il y aura une vraie toiture en bois à l’ancienne avec des lucarnes. La consolidation du sous-sol s’étant avérée plus longue que prévu, la Bélière ne rouvrira pas avant 2006.

En attendant, ceux qui cherchent des lieux de vie, de convivialité, avec ambiance musicale, qui rappellent un peu La Bélière, pourront toujours se reporter au journal Monts 14 n° 18 consacré au « 14e nocturne ».

Comments are closed.