PLU 2005 : les propositions de la Ville en 2004

Début 2004 : la Ville lâche du lest

Suite au tollé provoqué par le projet de construire des tours dans Paris, la Ville lâche du lest. J-P Caffet renonce à désigner aux promoteurs les parcelles susceptibles d’être densifiées. Et l’association Monts 14 obtient la préservation de quelques immeubles de faubourg supplémentaires. Des divergences subsistent : nos 7 à 11 rue Raymond Losserand, 12bis à 16 boulevard Edgar Quinet, 2bis villa Brune…   ainsi que l’identification de l’EVIP de Sainte-Anne. Et la Ville ne veut pas revenir sur le principe de l’augmentation du COS en bordure de voie.

Cependant, l’esprit d’ouverture qui prévaut laisse espérer des concessions supplémentaires.

Septembre 2004 : les surprises de la rentrée

A la rentrée 2004, le projet de règlement devant passer devant le Conseil de Paris réserve quelques surprises.

Premier constat, le gabarit diminue peu dans les voies de largeur supérieure à 8 m. Il augmente même à l’intersection des voies.

Ensuite, il n’est plus questions de respecter les morphologies intéressantes en coeur d’îlot ou le partage des cours mitoyennes qui permettent  aux habitants d’avoir une vue latérale dégagée. Au contraire, de nombreuses contraintes sont desserrées pour les promoteurs : il devient possible de dépasser de 3 à 4 m les héberges et, d’une manière générale, les hauteurs autorisées sont relevées de 3 à 4 m.

L’obligation d’espaces libres et végétalisés sur les terrains d’une profondeur supérieure à 15 m devient plus restrictive en matière de pleine terre, plus laxiste en matière de végétalisation : l’obligation de planter un arbre par 100 m2 d’espace vert disparaît.

Enfin, la question de l’intégration des constructions neuves dans l’environnement architectural est traitée de façon très contradictoire :« Les constructions nouvelles doivent s’intégrer au tissu existant, en prenant en compte les particularités morphologiques et typologiques des quartiers…   L’objectif recherché ci-dessus ne doit pas pour autant aboutir à un mimétisme architectural pouvant être qualifié esthétiquement de pastiche. Ainsi, l’architecture contemporaine peut prendre place dans l’histoire de l’architecture parisienne…   Les bâtiments sur rue se présentent en général sous la forme de différents registres (soubassement, façade, couronnement)…   Les traitements architecturaux contemporains peuvent ne pas traduire le marquage de ces registres, qui peuvent toutefois être imposés dans certaines configurations. »

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