Circulation : position de On bouge en bus

(Position exprimée dans le journal Monts 14 n° 14 de mai-juin 2002)

Le collectif St Yves-Petit Montrouge a été créé en septembre 2001 à la suite de l’annonce faite par Mme Bellenger, lors de la réunion de présentation du projet « Quartier Vert », de la suppression de la desserte actuelle des deux bus – 28 et 38 – qui depuis dix ans ont réussi à désenclaver ce secteur isolé des transports en commun. Début janvier 2002, nous adressions à M. Castagnou la pétition demandant le maintien de cette desserte par ces deux bus : le 28, assurant la liaison avec le quartier Montparnasse et le 38, reliant le centre de Paris. Ce projet ignorait totalement les 14 000 usagers quotidiens pour les trois arrêts Alésia – Général Leclerc, Tombe Issoire, Marie Davy.

Nous avons alors demandé que cette desserte soit remplacée par un bus de quartier (de type Montmartrobus, à faible empattement, permettant la circulation dans des voies étroites) avec un circuit en boucle partant du carrefour Basch, par les rue d’Alésia et Père Corentin, traversant le boulevard Jourdan pour desservir les rue Henri Barboux, de Porto Riche, P.Appel et E.Faguet, – ce qui rapprocherait les usagers venant du carrefour Tombe Issoire des correspondances avec la banlieue – puis continuant par haut de Tombe Issoire – arrêt commun avec Orlybus et le 216 venant de Rungis – l’avenue Reille, de la Sibelle pour la desserte de la ZAC Montsouris, Alésia – arrêt commun avec le 62 – av. René Coty jusqu’à Dareau puis retour par la rue du Couedic qui sera à ce moment là en sens de circulation inversée selon le projet « quartier vert » et reprise de l’arrêt Général Leclerc – Maine sur l’avenue. Mme Bellenger faisait adopter le 4 mars par le Conseil d’arrondissement un vœu qui devait être présenté au Conseil de Paris le 18 mars, pour installation de ce bus de quartier. Resterait à en trouver le financement…

Pour nous, les transports collectifs ne sont pas dissociables de la vie urbaine de l’urbanisme ou de l’habitat, mais interdépendants. Les supprimer en un endroit quelconque asphyxierait toute l’économie du secteur.

Nous pensons également que pour réduire réellement la pollution automobile, il ne suffit pas de suggérer de façon répétitive l’usage de la marche à pied ou du vélo. Il est nécessaire que les bus franciliens arrivant à la Porte d’Orléans actuellement puissent déposer leurs voyageurs à l’intérieur de Paris, sur la place Denfet Rochereau comme le font le 216 et l’Orlybus. Les points de correspondance possibles seraient beaucoup plus importants et les franciliens n’auraient plus à tourner, ni à se garer en infraction sur les passages piétons ou les trottoirs comme c’est le cas actuellement dans toutes les rues comprises entre Porte d’Orléans et le carrefour Basch.

Pour ce qui concerne le projet de tramway, sur lequel nous sommes assez partagés du fait que neuf des arrêts actuels du PC, disparaissent sur le premier tronçon compris entre Porte d’Ivry et Boulevard Victor, nous remarquons une contradiction : la suppression de l’arrêt Tombe Issoire assurant la correspondance avec le 216 et Orlybus . Nous avons demandé à M. Delanoe que cet arrêt soit maintenu, la densité de population à cet endroit étant plus importante qu’elle ne l’est à la Porte d’Arcueil où ne se trouve aucune correspondance de transport francilien.

Collectif « On bouge en bus » * – 41, rue Sarrette, boite 13 – 75014 Paris – mail : onbouge.en.bus@caramail.com

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