Révision du PLU 2005

Monts 14 prend position

Diagnostic

Le constat

La diversité des constructions a toujours été une caractéristique du paysage urbain Parisien ; elle rompt la monotonie de principes architecturaux trop homogènes. C’est donc un plus, à condition que les nouveaux immeubles s’intègrent bien aux anciens et constituent un apport original. Malheureusement, depuis les années 60, beaucoup d’immeubles aux proportions massives et à l’architecture médiocre ont remplacé des bâtiments anciens d’un charme bien supérieur. Comme le montre le plan ci-dessous, 60% des immeubles de notre arrondissement ont moins de 30 ans. Généralement installés sur de grandes parcelles, les nouveaux bâtiments occupent l’espace de façon monolithique. Avec eux disparaissent les passages, les micro-climats sur cour. Ils introduisent une monotonie car, sans être rigoureusement semblables, leurs lignes ne sont pas riches d’expression, elles ne reflètent aucune culture. Les commerces et l’animation de la rue disparaissent, remplacés par les sorties de garage et les locaux à poubelles.

Aujourd’hui, seuls les immeubles postérieurs à Haussmann ont une chance de survivre d’ici la fin du XXIe siècle. Mais la diversité du paysage du 14e provient aussi du fait que notre arrondissement était constitué de faubourgs, de villages rattachés à Paris en 1860. Les petits immeubles faubouriens, les maisons villageoises, les jardins cachés ou les ateliers artisanaux sont les témoins de cette histoire. Leur âme provient aussi du souvenir du Montparnasse d’autrefois, de sa vie artistique et de ses racines populaires. Or le processus de destruction et d’uniformisation se poursuit.

 

L’art de l’architecture aujourd’hui

Comment s’explique cette absence de diversité ? Les architectes eux-mêmes sont désarçonnés lorsqu’on leur demande si leur travail est un art. Ils sont d’abord au service des promoteurs : leur objectif est d’atteindre le maximum de surface de logements autorisé par la réglementation avec des coûts réduits. Le reste n’est qu’une question de ventilation de l’espace suivant des critères de fonctionnalité : on connaît la disposition optimale à respecter pour une utilisation maximale des locaux, l’affaire de quelques schémas prêts à poser et de quelques ratios. Ils ne font pas l’effort d’éviter la répétition des mêmes fenêtres et des mêmes balcons sur toute la hauteur de la façade. Pour eux, l’espace découle du béton coulé par plans ; il est définitivement cubique. C’est une sensation si forte que le dessin de façade n’a pas sa raison d’être. Nous en avons encore eu un exemple récemment avec l’immeuble construit au n° 19 rue des Suisses par le cabinet d’architectes Suisses Herzog et De Meuron, auquel a été décerné en 2001 le prix « L’équerre d’argent ». La seule liberté que se donnent les architectes est le choix des couleurs et des matériaux. Pas étonnant que les Parisiens rejettent cette sensation de cube !

Depuis des années, les Français ont l’intuition que l’architecture d’aujourd’hui, à de rares exceptions près, n’est pas à la hauteur du passé. Les promoteurs, devant les nouvelles exigences de leurs clients, ont été obligés de se livrer à une reconversion dans leur métier au cours des quinze dernières années. De là découlent le recours systématique à la pierre agrafée et les mauvais pastiches de l’art haussmannien. Les praticiens font à contrecoeur  ces concessions à la mode, en s’y prenant maladroitement. C’étaient les idées sur les proportions et la perspective qui étaient à l’origine de l’art du siècle précédent : elles sont complètement ignorées. En revanche, la blancheur du marbre blanc est éclatante, là où l’indigence d’idées sur l’harmonie des proportions et des formes conseillerait plutôt une certaine discrétion.

Il ne faudrait pas croire que les acheteurs sont dupes. Ils apprécient, certes, un effort pour revenir aux sources haussmanniennes. En même temps, ils savent bien faire la différence entre l’art authentique et des réminiscences mal acquises. Au fond, personne n’est satisfait. Pour qu’il y ait un véritable art, il faudrait que des acquéreurs éclairés veuillent mettre le prix pour des œuvres d’une grande sensibilité artistique. Une telle condition de créativité n’existe pas de nos jours.

 

Une réglementation pour une ville où on respire

Les Parisiens veulent une ville agréable à vivre où ils ne sont pas entassés et privés de droit de vue.

Pour un abaissement du COS à 2,5

Le COS, Coefficient d’Occupation des Sols, est le nombre de m2 pouvant être construits par m2 de terrain possédé. De 1977 à 1989, il était au maximum de 2,7 ; il descendait à 2 voire 1,5 dans certaines zones. Lors de la révision du POS de 1989, Jacques Chirac l’a porté uniformément à 3 dans tout Paris, pour les logements. Ce chiffre conduit à entasser les Parisiens au détriment de leur cadre de vie. Compte tenu des contraintes de prospect, côté cour, et de la place prise par l’entrée du garage, la cage d’escalier, le hall et les locaux techniques, etc. le bâtiment sur rue atteint presque toujours le gabarit maximum, en général de 6 étages, et il n’y a pratiquement pas d’espace dégagé sur cour.

On peut citer l’exemple récent du 127 avenue du Maine. Non seulement 7 étages ont été bâtis sur rue, mais l’architecte a trouvé le moyen de mettre une maison de ville dans la cour. Résultat, comme on peut le voir sur les photos ci-dessous : une sensation d’entassement, d’étouffement. Espérons pour les acquéreurs de ces logements qu’ils ne soient pas victimes d’une opération similaire !

Il faut donc revenir à la situation antérieure avec un COS de 2,5 pouvant descendre beaucoup plus bas dans certaines zones.

Pour la suppression de l’arc de cercle haussmannien

La hauteur des façades sur rue est déterminée par le prospect, c’est-à-dire la largeur de la rue : h = p + 2.

Vient ensuite le toit qui permet d’élever la maison de 6 m supplémentaires. De 1977 à 1989, il était déterminé par une pente brisée de 2/1 puis de 1/1, jusqu’à une hauteur de 6m. Lors de la révision du POS de 1989, il lui a été substitué l’arc de cercle haussmannien : à la hauteur de la façade s’ajoute un arc de cercle de 6 m. Ce gabarit avait institué pour retrouver la tradition des anciens toits haussmanniens. En réalité, les promoteurs n’ont pas du tout changé leur mode de construction pour les derniers étages. Ils se sont contentés de profiter des possibilités supplémentaires en matière de gabarit.

La règle de l’arc de cercle haussmannien n’a pas de raison d’être si les architectes ne proposent pas de toitures véritablement semblables à celles du début du XXe siècle. S’ils se contentent de construire en retrait, il vaut mieux revenir à l’ancienne règle de la pente brisée qui, elle, au moins, cache les derniers étages.

Pour l’alignement des façades sur cour

Autrefois, derrière l’immeuble sur rue, il y avait souvent un immeuble sur cour. Mais les façades des immeubles sur cour étaient alignées, si bien que les résidents avaient des vues latérales étendues. Aujourd’hui, quand un nouvel immeuble se construit, il ne tient pas compte des dispositions du bâti avoisinant, si bien que les résidents des bâtiments anciennement construits ont la sensation d’être « enfermés dans une prison » (voir la photo ci-dessous et celle de la page précédente). Les architectes voyers devraient avoir la possibilité d’imposer une obligation d’alignement des façades sur cour ou de respect de l’enfilade des cours existantes.

Pourquoi ne pas prendre exemple sur la réglementation du PLU de la ville de Lyon où existe la disposition: Il pourra être imposé, au contact des immeubles mitoyens, une profondeur constructible plus réduite, de façon à améliorer le raccordement entre les constructions

Pour une limitation des hauteurs rue par rue

Dans la réglementation de la ville de Lyon, il n’y a ni COS, ni gabarit sur rue. En revanche, la hauteur des façades est fixée rue par rue. A défaut, elle doit être inférieure à la hauteur de l’îlot. Une telle règle incorpore l’existant. Elle est moins rigide que celle des « filets » du PLU de Paris, valables pour toute une rue ou tout un quartier, pour une harmonie des hauteurs qui apparaîtra le jour où tout le bâti ancien aura disparu.

Pour des hauteurs d’étages harmonisées à celles des immeubles voisins

Il est choquant, sur un plan esthétique, d’avoir côte à côte deux immeubles dont les étages sont à des niveaux différents, surtout lorsque la différence s’accroît d’étage en étage. Il est consternant, également, de voir au rez-de-chaussée se succéder les belles vitrines « haut de plafond » des commerces logés dans les bâtiments anciens, et les vitrines « bas de plafond » des commerces logés dans les bâtiments neufs (voir le 127, avenue du Maine). Ainsi est détruite l’harmonie d’une rue.

Cette distorsion s’explique par le profit : éprouvant des difficultés à atteindre le COS autorisé, les architectes casent le maximum d’étages au-dessous de la limite de hauteur, au mépris de l’esthétique. Il serait souhaitable que cela soit l’inverse : pour la beauté de notre capitale, le souci d’esthétique devrait primer sur le souci du profit. Encore une fois, on peut se référer à l’exemple de la ville de Lyon qui fixe d’une part à 3,50 m la hauteur des rez-de-chaussée et qui détermine le nombre maximum de niveaux autorisés en fonction de la hauteur de façade autorisée.

Pour un contrôle de l’aspect extérieur des constructions

Chaque bâtiment nouveau participe à la construction du paysage de la ville. Il doit être conçu dans le souci de permettre à l’architecture contemporaine de mettre en valeur les qualités du tissu urbain dans lequel il s’insère.

Il faut donc :

– lorsque la qualité du bâti avoisinant l’exige, respecter l’ordonnancement des immeubles, notamment le rythme du parcellaire ou des façades, les proportions des parties pleines (bandeaux, menaux) par rapport aux baies, limiter éventuellement les saillies

– imposer, dans un environnement haussmannien traditionnel, des balcons en fer forgé artistiquement travaillés

– imposer une forme de couronnement (toit à la Mansard, haussmannien, etc. ), si une forme dominante dans l’environnement l’exige

– penser à végétaliser les pignons aveugles ou les façades qui ne s’insèrent pas dans un site

– penser à préserver une vue sur les cœurs d’îlot arborés

 

L’incurie du Ministère de la Culture

Les ABF, Architectes des bâtiments de France, chargés de la préservation des monuments historiques, devraient, en tant que gardiens des legs du passé, avoir à cœur de préserver l’ensemble du bâti ancien qui fait le charme de notre capitale. Ce n’est pas le cas. Les associations leur ont demandé en vain le classement de :

– 74 rue Daguerre, La Bélière (demandé par Monts 14)

– aqueducs romain et Médicis de la ZAC Montsouris (demandé par AME)

– 30 rue Ledion, édicule d’inspection des carrières (demandé par ACACIA)

La ville de Paris elle-même n’a           pas eu beaucoup plus de succès lors de la modification du POS 2000. Toutes ses demandes de classement ont été rejetées, à savoir :

– 4-6 rue Huyghens

– 240-242 boulevard Raspail, cité Nicolas Poussin

– 7bis-9 rue du Moulin Vert

Les ABF interprètent les mesures de classement dans un sens favorable aux promoteurs, comme on vient de le voir pour le 26 rue de la Tombe-Issoire. Le sol de cette propriété est classé en raison de la présence des carrières de Port-Mahon. L’ancien ABF du 14e , M. Cieren, n’en a pas moins autorisé le promoteur à y enfoncer plusieurs dizaines de pieux de béton qui risquent d’écrouler le ciel de carrière et faire éclater les piliers de soutènement.

Pis encore, les ABF tiennent compte des « impératifs économiques » comme vient de l’avouer Mme Celle, ABF actuellement en charge du 14e, lors de la réunion publique du 29 mai dernier.

 

Le tourisme

Avec près de 30 millions de visiteurs, le tourisme génère 50 millions de francs de chiffre d’affaires annuel et apporte du travail à 150 000 personnes, soit 15% des emplois de la capitale. Paris est une des capitales européennes les plus appréciées. Elle draine à elle-seule près de la moitié des devises des touristes étrangers en France. Une étude de la Banque de France laisse supposer que le tourisme pourrait faire vivre un million de personnes en Ile-de-France, d’ici à la fin du XXIe siècle.

Ces touristes vont à Paris, à Rome, à Londres et à Amsterdam, mais pas à Bonn ni à Bruxelles et encore moins à Rotterdam. Ils viennent pour être dépaysés. Ils auraient aimé les vieilles rues de Belleville. Les tours en béton qu’on y voit maintenant ne les intéresse pas.

 

 

L’inventaire du patrimoine du 14e à préserver

 

Notations   :

Zone   UL: préservation des maisons par contraintes de hauteur pouvant descendre   jusqu’à 7m, zones non-aedificandi, EVIP,

EVIP   : Espace vert intérieur protégé

EAC    : Ensemble architectural cohérent

Filets      : contrainte d’alignement conduisant à la limitation des hauteurs des   façades sur rue

 

Les constructions méritant d’être classées monuments historiques sont très rares dans le 14e . Au début des années 90, le édiles ne prêtaient attention qu’à quelques villas qui se distinguaient par leur charme hors du commun : allée Verhaeren, impasse du Moulin-Vert, passage d’Enfer, villa Adrienne, d’Alésia, Hallé, Jamot, Seurat, et les impasses à l’ouest du parc Montsouris. Mais, c’était réduire à peu de choses ce qui subsistait de l’ancien tissu de faubourg né au 18e siècle. Et le charme des rues de notre arrondissement, la diversité des paysages qu’on y rencontre doit beaucoup à ces petits immeubles, ces maisons villageoises qui sont autant de traces de l’histoire et qui risquent de disparaître complètement à Paris, si l’on n’y prend pas garde. Elles doivent garder leur place dans nos rues pour ces raisons qui leur confèrent une valeur de patrimoine, même si elles ne peuvent être qualifiées de « monuments historiques ».

Une grille de lecture du patrimoine du 14e peut ainsi être constituée sur les bases suivantes:

1) ensemble architectural cohérent

Une petite maison isolée dans un quartier résidentiel peu attractif n’a pas de raison d’être protégée, à moins de se distinguer par un charme exceptionnel. En revanche, lorsqu’une construction participe à la physionomie d’ensemble d’une rue, il faut impérativement la préserver, en tant qu’élément d’un « ensemble architectural cohérent », même si elle ne « paye pas de mine ». Par exemple, le tissu faubourien artisanal de la rue Daguerre vers l’avenue du Maine rappelle l’histoire de Paris et la naissance des faubourgs industrieux au 18e siècle ; cette tradition artisanale est encore aujourd’hui la « mémoire du quartier ». Tous les bâtiments datant de cette époque confortent cette sensation d’ensemble, même s’ils sont parfois d’un charme inégal.

2) charme, intérêt historique

Certains critères ont toujours été reconnus pour préserver une construction :

– le charme proprement dit

– intérêt architectural

– le lieu de mémoire : lieu où a vécu un personnage célèbre, lieu chargé de souvenirs (par exemple le Montparnasse de l’époque des « années folles »).

Toutefois, la ville de Paris a toujours manqué d’audace ou de conviction pour défendre de tels lieux. Pourquoi le 4-6 rue Huyghens est-il resté si longtemps oublié par la Ville alors que c’était l’un des berceaux de la vie artistique de Montparnasse ? Pourquoi avoir laissé démolir la jolie maison du n° 13 rue Raymond Losserand ?

De plus, il faut désormais attacher de l’importance à de nouvelles valeurs :

– physionomie d’une rue caractéristique du tissu faubourien

– diversité du bâti

– rareté : type de construction ayant tendance à disparaître

– ateliers d’artistes ou artisanaux

– témoignages d’époques de l’histoire : l’histoire a laissé des strates dans le bâti et certains bâtiments qui paraissent incongrus nous rappellent un passé pas si lointain, comme le n° 27 rue Daguerre ou le n° 4 rue Couche, l’une des dernières maisons en bois du 14e .

A noter que les petites maisons en angle de rue méritent d’être préservées d’autant plus qu’elles commandent la perspective des rues adjacentes. Bien souvent, un bistrot en rez-de-chaussée les rendent encore plus sympathiques. Le PL actuel prévoit des dérogations au COS de 3 pour ce type d’emplacement alors qu’il faudrait plutôt faire l’inverse (voir les cas de La Bélière, du Moniage Guillaume, du Réveil Samaritain).

3) « tourisme intérieur », lieu de promenade

Le tourisme intérieur est également un motif de préservation du paysage. Il faut que les Parisiens aiment se promener dans leur propre ville. Il faut que leurs possibilités en la matière ne se limitent pas à la butte Montmartre, complètement saturée par le tourisme des non-résidents.

Les pôles d’animation commerciale, les rues vers lesquelles convergent les passants, celles où les terrasses des cafés sont nombreuses et toujours remplies doivent être traitées comme des lieux de tourisme intérieur. En ce sens, il est souhaitable que le paysage y reste attractif.

Avec une telle grille de lecture, nous n’avons pas épuisé tout ce qui plaide en faveur de la préservation d’un paysage urbain. Pour un inventaire exhaustif, il es préférable d’aller à la quête d’un patrimoine du 14e, quartier par quartier, chacun d’entre eux ayant son originalité, son charme propre.

 

Les grands site du 14e et leur préservation

Les sites prioritaires

Dès la fondation de l’association Monts 14 en 1996, deux sites paraissaient prioritaires, à savoir le quartier Daguerre et celui de la rue Hallé. Des pétitions pour des périmètres de préservation avaient été lancées, qui avaient recueilli 500 signatures chacune.

Le quartier Daguerre (page 10) apparaît prioritaire, à condition d’interpréter la grille de lecture. Pris un par un, les immeubles en eux-mêmes, n’ont pas un charme extraordinaire. En revanche, dans leur ensemble, ils présentent une physionomie de tissu faubourien, constitué de petits immeubles et cités artisanales, auquel se mêlent les immeubles en pierre de taille. Ce type de paysage tend à se faire rare à Paris. L’intérêt historique réside dans les traces du faubourg industrieux né au XIXe siècle au-delà de l’enceinte des fermiers généraux : on ne compte pas moins de 5 cités artisanales, 2 cités d’ateliers d’artistes… A ce passé correspond toujours une réalité présente puisqu’il y a toujours des
activités artisanales rempailleur, réparateur d’accordéon, restauration d’objets d’art, etc. En ce sens, on peut véritablement parler d’un « Ensemble architectural cohérent », surtout vers l’avenue du Maine, où le bâti présente des « respirations », avec des petites maisons de faubourg. Enfin, l’animation et le tourisme intra-arrondissement sont des arguments majeurs supplémentaires. Le quartier est surpeuplé en raison de la présence d’immeubles de rapport aussi les résidents eux-mêmes ont-ils besoin des respirations qu’offre le bâti lorsqu’ils sortent de chez eux. Le dimanche matin, les habitants convergent de tous les coins du 14e vers la voie piétonne, ses commerces et son environnement ; cette rue, où il est agréable de se promener, est l’une des rares à Paris qui gardent un peu de vie le dimanche après-midi. Paradoxalement, aucune mesure n’a été prise pour ce quartier lors de la modification du POS 2000, la Ville de Paris préférant attendre la mise en place d’un POS fin de type « quartier Montorgueil », demandé par Monts 14, beaucoup plus long et compliqué à mettre en œuvre.

Le quartier de la rue Hallé (page 12) est très différent. On tombe immédiatement sous le charme des petites maisons qui ont leur origine dans une opération d’urbanisme de 1830, baptisée « Nouveau village d’Orléans », sur des terres qui avaient appartenu avant la révolution à une Commanderie de Saint-Jean-de-Latran (ordre de Malte). A la demande de l’association Monts 14, la Ville a largement usé de la mesure de préservation de type « Ensemble architectural cohérent ». Mais, une telle notion ne pouvait s’appliquer que pour des groupes de bâtiments, aussi des constructions isolées restent-elles aujourd’hui menacées.

Les rues à l’ouest du parc Montsouris (page 14), le quartier de la rue des Artistes, (page 15) et le quartier de la rue de la Gaîté (page 16) sont d’autres sites prioritaires. D’elle-même, la Ville avait remarqué depuis longtemps le charme des villas à l’ouest de Montsouris, toutes classées en zone UL sauf une. L’ADRA, association de la rue des Artistes, se battait depuis de nombreuses années pour la préservation de son quartier : elle a obtenu le maximum lors de la modification du POS 2000. De son côté, l’association Monts 14 attirait l’attention de l’Hôtel de Ville sur le quartier de la rue de la Gaîté qui est devenu au fil des ans un véritable site touristique.

Enfin, les constructions peu élevées qui bordent la Petite Ceinture (page 17) sont précieuses car elles contribuent à donner du charme à ce nid de verdure.

 

Le cœur du Petit Montrouge

Le cas du quartier Pernéty (page 18) est plus complexe. Le « Petit-Montrouge » s’y est beaucoup développé à partir du milieu du 19e siècle, soit de façon anarchique autour du réseau de passages existants, soit de façon plus ordonnée sous l’impulsion de Chauvelot, spéculateur de l’époque, qui a tracé de longues voies d’est en ouest (rues Léonidas, Maurice-Ripoche, Pernéty, de Plaisance, de La Sablière). L’action de cet ancêtre des promoteurs a laissé un tissu urbain dense et relativement homogène de la rue Pernéty à la rue des Thermopyles.

Des îlots peu densifiés subsistent néanmoins, disséminés ça et là, d’un charme inégal. Certains sont ravissants, comme l’impasse du Moulin-Vert, la cité Bauer. D’autres sont des lieux de mémoire comme l’impasse où a vécu Georges Brassens. Faut-il les préserver systématiquement ou laisser tomber les plus vétustes, les moins gracieux ?

Tout dépend en fait de l’importance que l’on accorde à l’histoire du Petit-Montrouge. Le 14e où l’on vit aujourd’hui n’a d’autres racines que ces petites maisons, ces petits immeubles nés au 19e siècle qui ajoutent de la diversité au bâti et qui lui donnent son âme. Même les constructions horriblement vétustes du n°130 rue du Château sont intéressantes en tant qu’exemple de l’habitat à bon marché promu par Chauvelot. Il n’est donc pas déraisonnable de vouloir les conserver tous ; c’est ce que souhaitent, en tout cas, de nombreux habitants du 14e.

D’une manière générale, le bâti devrait être sauvegardé dans l’esprit d’une promenade pittoresque qui commencerait à l’impasse du Moulin-Vert et qui rebondirait ensuite de place en place pour se terminer au passage de la Tour-de-Vanves.

 

Les autres zones importantes de bâti ancien

Le quartier Didot-sud (page 20) et le quartier de la rue du Père-Corentin (page 21) sont deux autres quartiers anciens importants où subsistent de nombreux petits immeubles habituellement concernés par les opérations de démolition-reconstruction. Des mesures ont déjà été prises, lors de la modification du POS 2000, pour les impasses à l’est de la rue Didot qui gagnent à être visitées. Il en va de même dans le quartier de la rue du Père-Corentin, pour une partie des rues Beaunier, Henri Regnault et du Père Corentin. On peut se demander s’il faut aller plus loin, surtout pour les rues Lacaze et Paul Fort, largement défigurées lors d’opérations immobilières récentes.

 

Les cas particuliers

A cela viennent s’ajouter des lieux isolés, intéressants à divers titres.

Ceux déjà préservés

La récente modification du POS avait distingué des ateliers d’artistes à Montparnasse, vers la rue Campagne Première et dans l’impasse du Rouet, certains petits immeubles pleins de charme de la rue Morère et du boulevard Brune, ainsi que l’ensemble des bâtiments sur cour du 81-83 avenue Denfert-Rochereau.

Ceux qui restent à préserver

La révision du PLU permettra de réparer certains oublis :

– ateliers d’artistes : la villa Corot, en bordure du 13e, une ancienne friche artisanale devenue foyer de création artistique est à protéger impérativement ; il en va de même pour les ateliers d’artistes construits par la ville de Paris, rue Decrès, à la suite des démolitions de la ZAC Guilleminot-Vercingétorix, occupés aujourd’hui par des artistes talentueux

– intérêt architectural : les n° 14-16 boulevard Edgar Quinet, 94 boulevard du Montparnasse, 67-69 boulevard Saint-Jacques et 2 à 4bis villa Saint-Jacques (ateliers de sculpteurs où a vécu Carpeaux), 75 boulevard Arago (faculté de théologie protestante)

– intérêt historique : 26 à 32 rue de la Tombe-Issoire (+15 villa Saint-Jacques)

– paysage urbain : séquence intéressante des n°21 à 25 rue Dareau, perspective d’angle des n° 1 à 11 rue de la Tombe-Issoire ; les villas des n° 11 à 13 rue des Arbustes valent la peine d’être préservées car elles se trouvent à la sortie d’un espace vert que la Ville souhaite créer à l’emplacement d’un parking de l’hôpital Broussais.

Enfin, le classement en EVIP n’est pas véritablement une mesure de préservation du bâti existant aussi ce mode de sauvegarde est-il à revoir pour l’hôpital Sainte-Anne, la maison de retraite Marie-Thérèse, le jardin des Visitandines etc.

 

Liste des EVIP à créer proposée par l’association Monts 14

La révision du PLU est une occasion de proposer le classement de nouveaux jardins en EVIP, Espaces verts intérieurs protégés. Voici la liste proposée par l’association Monts 14 :

– cour du n° 103 rue Raymond Losserand

– ancien terrain en pente de la Poste du boulevard Brune

– talus du réservoir de Montsouris

– 4 rue du Saint-Gothard

– cour commune des n° 19-19bis avenue Jean-Moulin et 4 rue Friant

– cour du n° 85 avenue du Général Leclerc

– 7 rue Daguerre

– 10 rue Boulard

– 13 rue Deparcieux

– 16 rue Deparcieux

– 17 rue Deparcieux

– 43 rue Liancourt

 

Les 14 quartiers du 14e et la « grille de lecture »

On peut ainsi distinguer dans le 14e plus d’une dizaine de quartiers ayant chacun son intérêt, son caractère, sa sensibilité, sa vie culturelle, son animation. De façon ad hoc, l’association est allée jusqu’à 14, chiffre symbolique.

En raison de cette diversité, le patrimoine à préserver ne peut être mis sur le même plan d’un quartier à un autre. Et la grille de lecture n’épuise pas toutes les considérations justifiant la préservation de bâtiments. Par exemple, comment comparer le quartier de la rue Hallé à celui de la rue Daguerre ? Le charme du premier est plus évident. Mais le second est un pôle pour les habitants du 14e et on y trouve encore des activités artisanales. En outre, il, est surdensifié par endroits (par endroits, le COS[1] monte à 6) et les habitants qui étouffent dans leurs immeubles ont besoin de la « respiration » qu’ils trouvent dans la rue en sortant de chez eux : voilà un motif pour préserver le patrimoine qui ne figure pas dans la grille de lecture.

Peut-on mettre sur le même plan l’intérêt historique des jolies petites maisons de la rue Hallé et celui des bâtiments d’un étage construits par Chauvelot au 19e siècle ? Les premières ont beaucoup de charme alors que les seconds sont parfois peu attirants, étant dans un état de décrépitude avancé.

Au cas par cas, il faut donc s’efforcer de trouver où se situe le patrimoine des diverses zones du 14e.

 


 

 

Le quartier Daguerre

Quartier délimité par la place Denfert-Rochereau et par trois grands axes où la circulation automobile est intense : l’avenue du Maine, l’avenue du Général Leclerc et la rue Froidevaux. A l’intérieur de ce triangle se trouve un quartier épargné par les flux de véhicules. La rue Daguerre en est la colonne vertébrale et le pôle d’animation aussi l’appelle-t-on habituellement « quartier Daguerre ».

 

 

 

On est frappé de constater que ce bâti est à la fois très densifié et très « aéré ». D’un côté le quartier est très densément peuplé, notamment dans le quadrilatère Daguerre-Danville-Liancourt-Gassendi, ou aux  nos 16-18, 48 rue Daguerre où on trouve des fondations de type « années 30 » à loyer modéré, beaucoup de logements sur cour… En contrepartie, les constructions sur rue donnent des sensations de village à certains endroits de la rue Daguerre, au milieu de la rue Gassendi, dans les rues Roger, Deparcieux, au début de la rue Liancourt… On trouve par ailleurs de simples cours intérieures qui donnent une étonnante sensation de fraîcheur, comme l’impasse Cels, la villa Louvat, voire de magnifiques espaces verts comme le n° 14 de la rue Mouton-Duvernet, le passage Boulard.  Au coin des rues, les perspectives de bâti peu élevé et les petits bistrots d’angle donnent une véritable « sensation de village ».

 

Alors qu’ils vivent majoritairement dans un bâti surdensifié, les habitants n’en pâtissent pas trop car ils « respirent » dès qu’ils sortent de chez eux, en trouvant l’animation de la rue, la convivialité, la « sensation de village », voire une culture. Le bâti bas sur rue est une respiration, une sorte de rythme vital pour un quartier surdensifié.

 

Le quartier Daguerre a gardé plus ou moins sa physionomie d’ancien tissu faubourien où s’intercalent immeubles haussmanniens et maisons de faubourg du 19e siècle (n°26 à 38, 27, 74, 86-88 rue Daguerre, passage Fermat). Derrière les immeubles sur rue, on découvre des cités d’artistes (n° 7 et 11 rue Daguerre et  43 rue Liancourt) et des cités artisanales (n° 57 à 63, 79 rue Daguerre et 45 rue Liancourt), voire une imprimerie qui fonctionne toujours (Maegth au n°13, rue Daguerre). D’une manière générale, les strates des différentes époques de l’histoire du bâti font la richesse et la diversité du paysage. On découvre de merveilleux micro-climats sur cour (n° 5 rue Lalande, 10 rue Boulard, 13, 16, 17 rue Deparcieux).

Les activités artisanales sont traditionnellement implantées du côté de l’avenue du Maine (rempailleur, encadreur, menuisiers, réparateurs d’accordéons, d’horlogerie, restaurateurs de tableaux anciens, impression d’art… ). Elles sont précieuses pour le quartier. Mais plusieurs ont déjà disparu (restaurateur de meubles, fonderie d’art). Le monde de la photo et du cinéma est également présent avec les productions Ciné-Tamaris, le photo-club du Val-de-Bièvre, les photographes professionnels. Les artistes étaient nombreux autrefois dans le quartier ; ce n’est plus le cas aujourd’hui, sauf au n° 43 rue Liancourt.

 

Un   périmétre de préservation similaire à celui du quartier Montorgueil serait   souhaitable

 

Mesures de préservation existantes

Le passage Boulard et le 14-18 rue Mouton-Duvernet ont déjà été classés en zone UL lors de la modification du POS 2000-2002. Filet ponctuel et servitudes non-aedificandi aux n° 5, 9bis, 8 et 10 villa Cœur de Vey.

 

Mesures de préservation à prendre : principes généraux

a) préservation du paysage de la rue Daguerre

® physionomie de tissu faubourien (n° 26 à 38) ou artisanal : n° 57 à 67

® respirations : croisements Daguerre-Boulard, Daguerre-Gassendi, Daguerre-Deparcieux

® maisons : maison de village au n° 27, 86-88

® espaces sur cour : cité d’artistes des n° 7, 11, imprimerie du n° 13, cités artisanales des n° 57 à à 67 et 79 sur cour

aucun bâtiment sur rue ne doit être rehaussé

 

 

b) préservation des rues adjacentes (Deparcieux, Roger, Gassendi, Lalande, Boulard)

® respecter les perspectives

® respecter les merveilleux « micro-climats » sur cour (n° 5 rue Lalande, 10 rue Boulard, 13, 16, 17 rue Deparcieux)

 

c) préservation du passage Fermat

Fixer en même temps une contrainte de hauteur pour les constructions situées entre la rue Froidevaux et le passage Fermat

 

d) préservations ponctuelles, rue Liancourt

® cité d’artistes du n° 43, cité artisanale du n° 45

® maisons aux n° 40, 59-59bis

 

e) renforcement de la préservation du passage Boulard

Une demande de permis de construire en cours montre que le classement en zone UL n’est pas suffisamment strict aussi faudrait-il le renforcer?

Endroits particulièrement menacés

a) 12 rue Roger (l’opérateur Bouygues s’y serait intéressé)

b) 13 rue Daguerre : imprimerie Maeght

c) 86-88 rue Daguerre

d) 28 rue Daguerre : rez-de-chaussée

e) 7 rue Lalande

f) 8 rue Boulard

 

Le quartier de la rue Hallé

Quartier délimité par l’avenue du Général Leclerc, la rue d’Alésia, la ligne de Sceaux (RER B), la rue Hallé et la rue Sophie Germain. Par convention, les numéros pairs de la rue d’Alésia lui sont rattachés alors que l’avenue du Général Leclerc est incluse dans le quartier Daguerre.

 

Le quartier Hallé est très calme, avec un bâti peu élevé qui a beaucoup de charme. C’est une opération d’urbanisme de 1830, le « Quartier d’Orléans, nouveau village » qui donne au quartier sa physionomie si attachante. Sur des terres qui avaient appartenu avant la Révolution à une Commanderie de Saint-Jean-de-Latran, est dessiné un réseau de voies orienté vers les quatre points cardinaux, greffé de biais par conséquent par rapport aux deux axes de l’avenue d’Orléans (du Général Leclerc) et de la rue de la Tombe Issoire. Le système orthogonal est tempéré par des courbes, comme l’arrondi de la rue du Commandeur, des placettes rondes comme la place Michel Audiard, des places en hémicycle comme le 12 à 32 rue Hallé. De là vient le charme indicible d’une structure en réalité très organisée.

Cette époque est aussi celle du romantisme dont on voit la trace dans certains éléments architecturaux qui se répètent. Ainsi la forme de la demi-lune a toujours évoqué la perception des espaces infinis et, par extension, de l’idéal. Ici, il n’est pas rare de la rencontrer dans la partie supérieure des fenêtres, avec parfois des croisillons, symboles des rayons solaires.

Dans le périmètre de cette ancienne opération de lotissement, l’ensemble des petites maisons d’un ou deux étages ou plus, construites au 19e siècle, constituent un ensemble architectural cohérent. A ce titre, elles doivent toutes être préservées, même quand elles sont isolées.

 

 

Mesures de préservation existantes

La modification du POS 2000 tend à prendre en compte le charme et l’intérêt d’un paysage né de cette opération d’urbanisme, à condition qu’il y ait des séquences d’au moins 2 ou 3 immeubles consécutifs à préserver, l’ancien cadre juridique du code de l’urbanisme ne permettant pas d’aller au-delà.

– zones UL      : villa Adrienne, passage Hallé et place en hémicycle de la rue Hallé + 9 à 17 rue Hallé

– EAC               : 17 à 21 & 20-22 rue d’Alembert, 4 au 6bis & 11 rue Bezout, 1 à 7 rue du Commandeur, 20-22, 38, 44 à 50, 54, 64, 66 & 27 à 31, 39 à 51, 57, 65-67 rue Ducouédic, 43-45 avenue du Général Leclerc, 52 à 66 rue Hallé, 23, 27, 45 à 49 & 28, 32 rue Rémy Dumoncel.

 

Mesures de préservation à prendre

Tout d’abord, grâce à la loi SRU, la notion d’ensemble architectural peut être étendue à toutes les maisons isolées du « Quartier d’Orléans, nouveau village ». Celles-ci doivent désormais être préservées : 3, 3bis, 9, 16 (sur cour) rue d’Alembert, 16, 17, 19, 25 rue Bezout, 21 à 23 rue Ducouédic, 44, 48 rue Rémy Dumoncel, 18 rue du Commandeur. A noter que, selon certains habitants, les n° 7, 11-11bis rue Ducouédic pourraient être menacés. Au n° 16 rue d’Alembert, l’immeuble 1900 de 6 étages sur rue est peu intéressant pour les promoteurs, mais, côté cour, le terrain est peu densifié et il y a des ateliers d’artistes.

Si on considère que le « Quartier d’Orléans, nouveau village » doit intégrer les abords immédiats, les n°4 rue de Bigorre, 6-8 rue de la Saône doivent être protégés.

La physionomie de la villa d’Orléans, avec ses petites baraques et son petit marché est à préserver : l’animation commerciale prend place dans un cadre intéressant ayant valeur de site.


Le quartier Montsouris

Quartier délimité par la rue d’Alésia, l’avenue René Coty, l’hôpital Universitaire et les limites est et sud de l’arrondissement.

 

 

 

Le parc est un pôle d’attraction centrifuge pour des habitants attirés par l’animation des pôles de vie du 13e et du 14e. Les petites rues à l’ouest du parc Montsouris ont beaucoup de charme. Depuis toujours, elles sont classées en zone UL. Une grande oubliée toutefois : la villa Corot.

A signaler les nombreux exemples d’architectures des années 30 :

1) Villa Le Corbusier autrefois habitée par le peintre Ozenfant

2) Villa construite par A. Perret

3) Maison Guggenbuhl bâtie par Lurçat

4) Villa de A. Perret pour G. Braque

5) Atelier de Ladmiral & bâtiment  de style « Paquebot » construit par le peintre Lemordant

6) Villa Seurat, pavillon de Lurçat

7) Immeuble de Roux-Spitz

Mesures de préservation existantes

– zones UL   : rues (et villas) du square Montsouris, du Parc Montsouris, Georges Braque, Nansouty

– filet             : hauteur maximale des façades abaissée à 9 m à l’angle des rues d’Alésia et Reille

 

Mesures de préservation à prendre

La villa Corot est une enclave sympathique au milieu du béton, avec une première cour bordée de jolis petits bâtiments, suivie d’une ancienne cité artisanale occupée aujourd’hui par un groupe d’artistes peintres et sculpteurs. Elle mériterait un classement en zone UL, ne serait-ce que pour l’existence de ce foyer de vie artistique.

La maison où habita Coluche au n°11 rue Gazan pourrait faire l’objet d’une préservation.

La servitude d’alignement des immeubles anciens de la rue de l’amiral Mouchez paraît anachronique.

 

 

 

Le quartier de la rue des artistes

Quartier délimité par les rues d’Alésia, de la Tombe Issoire, le Réservoir et l’avenue René Coty.

 

 

 

 

Ce quartier se caractérise par des rues de charme qui semblent se terminer en cul-de-sac devant un océan de verdure, avec des passages qu’on découvre soudain au-dessus des frondaisons de l’avenue René Coty.  Il recèle des trésors cachés, des cités d’artistes, des œuvres d’architectes de renom des années 30. Le bâti peu élevé de type Petit-Montrouge, qui contribuait largement au charme du quartier était en voie de disparition. La récente modification du POS met un frein à l’appétit des promoteurs.

 

Mesures de préservation existantes

– zones UL            : villa Seurat, 81 & 83 rue de la Tombe Issoire (y compris l’entrepôt du sculpteur Morlaix donnant dans la rue Loewy), 4 à 14 rue des Artistes (entre la rue de l’Aude et l’avenue René Coty)

– EAC                     : cité Annibal

– filet                      : hauteur maximale des façades abaissée à 9 m sur la totalité du périmètre.

 

Mesures de préservation à prendre

Des maisons isolées restent mal protégées : les n° 1 rue Saint-Yves (malgré la servitude non-aedificandi) et 12 rue de l’Aude.

 

 

Le quartier Montparnasse

Quartier délimité par le boulevard du Montparnasse, l’avenue de l’Observatoire, l’avenue Denfert-Rochereau, le cimetière Montparnasse, l’avenue du Maine et la rue du Départ.

 

 

 

 

Le quartier de la Gaîté et celui situé vers la rue Campagne Première ont toujours constitué deux pôles distincts. Les abords du métro Edgar Quinet sont devenus au fil des années un site touristique, tandis que, vers l’est, la cité Nicolas Poussin, les rues Boissonade, Campagne Première et le 4-6 rue Huyghens sont restés de précieux lieux de mémoire. Ce diagnostic a été accepté lors de la précédente modiication du POS, aussi ne reste-t-il à traiter que quelques cas particuliers.

 

Mesures de préservation existantes

Vers la rue de la Gaîté :

– EAC               : 9 à 23, 58 boulevard Edgar Quinet, 1, 2, 8, 9 à 23, 29 rue de la Gaîté, 2 impasse de la Gaîté, 2 à 18 rue Jolivet, 3 à 7 rue du Maine, 20 rue d’Odessa

– filets              : 9 m aux n°2 rue Jolivet, 8 rue de la Gaîté

Vers la rue Campagne Première :

– zone UL        : passage d’Enfer, 45-49 rue Boissonade, 81-83 avenue Denfert-Rochereau                 – EAC     : 4-6 rue Huyghens, 240-242 boulevard Raspail, 31 à 43 et 38 à 42 rue Boissonade, n° 1 à 7 et 4 à 8 de la voie reliant la rue Boissonade à la rue Campagne Première

 

Mesures de préservation à prendre

Peuvent prétendre à être préservés pour leur qualité architecturale les n° 14-16 boulevard Edgar Quinet, 94 boulevard du Montparnasse.

Les petits immeubles de faubourg des n° 94 à 102 avenue Denfert-Rochereau participent agréablement au paysage urbain.

La maison de retraite Marie-Thérèse a beaucoup de charme avec son parc entouré d’anciens bâtiments qui ne sont pas classés à l’ISMH. Les espaces libres sont actuellement classés en EVIP, mais cette contrainte s’avère illusoire en matière de préservation, comme on a pu le vérifier pour l’hôpital Sainte-Anne, aussi faudrait-il sans doute renforcer les mesures de sauvegarde des lieux.

D’une manière générale, on ferait bien de s’assurer de la préservation des bâtiments existants sur les grandes emprises peu densifiées publiques (hôpitaux) ou privées (congrégations religieuse, etc. ), notamment le terrain des Visitandines.

 

 

 

La Petite ceinture

L’ancienne voie ferrée de la Petite Ceinture est un nid de verdure qui a beaucoup de charme, notamment de la rue Ledion à la rue Auguste Caïn. Mais les petites maisons au bord en font un cadre vraiment magnifique. Elles doivent impérativement être préservées.

 

Mesures de préservation existantes

– zone UL        : passage qui mène à l’avenue Jean-Moulin(voir quartier de l’avenue Jean Moulin)

– EAC               : n° 22 à 28, rue Giordano Bruno, n° 45bis, 53 à 57 et 64 à 70 rue Beaunier et n° 4 à 8bis, 5bis-7, 13 villa Brune

Mesures de préservation à prendre

Il est absolument nécessaire de protéger l’allée qui longe la petite ceinture au no 64 avenue jean Moulin et la maison du 72 rue de l’Amiral Mouchez.

 

Le quartier Pernéty

Quartier délimité par l’avenue du Maine, les rues d’Alésia et Raymond Losserand. Un îlot autour de la rue Francis-de-Pressensé lui est rattaché car il participe à son animation.

 

 

 

 

 

On ne peut définir de périmètre de préservation, comme dans les autres quartiers. De grandes opérations immobilières ont morcelé le bâti de part et d’autre de la rue Didot. C’est surtout la Ville de Paris qui a défiguré le paysage avec des barres de béton insipides dans la partie nord de la rue Didot, à l’emplacement des usines Bréguet, vers la rue de l’Eure puis dans la ZAC Didot. Les promoteurs privés sont à l’origine d’autres initiatives malheureuses, notamment vers le square du Chanoine Violet et la rue Olivier Noyer…

C’est vers les rues Pernéty et de Plaisance que se situe la partie la plus homogène du tissu urbain issu du Petit Montrouge. Mais cette zone, issue d’une opération spéculative au milieu du 19e siècle, est très densifiée. Les traces du village du « Petit-Montrouge » au cœur du 14e nous touchent davantage lorsqu’elles surgissent par bribes, disséminées à divers endroits. D’une manière générale, le bâti devrait être sauvegardé dans l’esprit d’une promenade pittoresque avec des maisons en fond de jardin qui ont un charme quasi campagnard, des passages, des beautés cachées, qui commencerait à l’impasse du Moulin-Vert, une des premières voies à être classées en zone UL, qui continuerait ensuite avec quelques îlots de charme disséminés ça et là dans l’impasse Florimont, la cité Bauer, la rue des Thermopyles, la rue de La Sablière… pour se terminer au passage de la Tour-de-Vanves. La nostalgie est parfois au rendez-vous au coin d’une rue, au moment où on s’y attend le moins (rues Asseline, du Château, des Plantes, Maison Dieu, passage des Arts).

 

Mesures de préservation existantes

– zones UL            : impasse du Moulin-Vert, cité Bauer

– EAC     : 5-9, 26 à 32, 42, 52, 33 à 39bis, 47 à 51ter rue du Moulin-Vert+34 bis rue des Plantes, impasse Florimont, 46 à 46ter, 47 à 49 rue Hippolyte Maindron, 54 à 58 rue de La Sablière, 17 à 45 et 10 à 32 rue des Thermopyles, 2bis à 10 rue Asseline, 2 à 10 passage de la Tour de Vanves 2 à 14 rue Edouard Jacques, 23 rue Raymond Losserand, 3-5 passage des Arts

– Filets    : 10 m rue de Plaisance et 9 m aux n° 152 à 162 rue d’Alésia (adossés à l’impasse Florimont)

 

Mesures de préservation à prendre

Dans la partie nord du triangle, les EAC existants devraient  être complétés, en commençant par les n° 9-11 du passage de la Tour de Vanves, puis les n° 23 rue Asseline, 5-5bis rue Maison-Dieu, n° 9-11, 22-24 rue Edouard Jacques+1 passage des Arts, sans oublier les 7-11, rue Raymond Losserand qui ont beaucoup de charme.

Dans la rue du Château, au n° 30-32, nous nous trouvons vraisemblablement en présence du « logement social du 19e siècle ». Chauvelot, unn spéculateur de l’époque qui se piquait de philantropie, est à l’origine de bon nombre de ces constructions à bon marché aux murs peu épais. Un arbre égaye la venelle. Ce microcosme ne paye pas de mine , étant en mauvais état. Ce type de bâtiment ne fait pas le même effet s’il est bien entretenu, comme on peut le constater dans la cour du n° 73 de la rue Raymond Losserand. Vu sa rareté, ce type de bâti doit être préservé pour garder trace de l’histoire du 14e .

Le caractère pittoresque de la rue du Moulin Vert, avec ses maisons qui s’avancent sur la chaussée de façon anachronique, a été reconnu récemment : on pourrait y associer les n° 37 à 45 rue Hippolyte Maindron, n° 14bis à 20 rue Léonidas et n° 23 rue Olivier Noyer qui ne se trouvent pas très loin du croisement des rues du Moulin-Vert et Hippolyte Maindron.

Ont également du charme les n° 43, 43bis rue Bénard, 17 rue de l’Eure, 14, 15 à 25 avenue Villemin, 4-6 rue Léonidas, 4-6 impasse Sainte-Léonie, 16-18 rue de La Sablière, 36, 41, 73(sur cour), 103 rue Raymond Losserand et, dans une moindre mesure, les n° 43 à 47 rue Maurice Ripoche, 1-3, 24-26 rue Olivier Noyer, 39 rue Pernéty, 31, 40 rue de Plaisance, 158 à 162 avenue du Maine + 180 à 188 rue du Château.

 

Autres mesures à prendre éventuellement :

– Le classement en EAC de la rue des Thermopyles est-il bien approprié puisque c’est la diversité qui fait le charme de cette voie étroite ?

– Le paysage faubourien sympathique des rues de La Sablière, Plaisance, voire Pernéty est-il à l’abri des « rehaussements sur rue » ?


Le quartier Didot-sud

Quartier délimité par les rues d’Alésia, des Suisses, des Plantes, les hôpitaux Broussais et Saint-Joseph et la Petite Ceinture.

 

 

Un îlot de bâti ancien situé de part et d’autre de la rue Didot a été relativement préservé. Cette artère commerçante a gardé tout son caractère, son animation populaire et son visage typiquement Parisien. Ni belles ni laides, les petites rues perpendiculaires constituent un vestige précieux de ce qui fut le « Petit Montrouge », village intégré à Paris en 1860. Si on a la curiosité de s’y enfoncer, on y découvre des nids de verdure, quelques jolies petites maisons. Grâce à ces impasses, le 14e garde encore quelques uns de ses secrets et c’est pour cela qu’elles méritent d’être protégées.

A noter également la rue de l’Abbé Carton qui, vers la rue des Suisses, prend le visage authentique du vieux 14e.

 

Mesures de préservation existantes

– zones UL      : villa Mallebay, villa Jamot (y compris numéros pairs de la villa Duthy et impairs de la villa Deshayes)

– EAC               : 5 à 13 villa Collet, 6 à 14 & 20 à 26 villa Deshayes, 3 à 21 villa Duthy, 22 à 28 rue Giordano Bruno et 4 à 18, 24 à 28, 15bis à 21 rue Ledion, 1, 2 à 8 rue Joanes, 52 à 56 rue de l’Abbé Carton

– Filets             : 10 m rue de l’Abbé Carton aux n° 1 à 19 et 2 à 36

 

Mesures de préservation à prendre

Tout d’abord, il faut améliorer les mesures de préservation existantes. Le n° 14 doit être intégré au classement en EAC de la villa Collet. La villa Léone, allée d’ateliers d’artistes au charme fou n’est protégée que par un EVIP alors qu’elle mériterait un classement en zone UL. Et, pour préserver la physionomie de la rue de l’abbé Carton, sans doute faudrait-il davantage qu’un filet de 10 m.

 

Par ailleurs, depuis longtemps, les riverains de la villa Brune demandent le classement en EVIP de l’ancien terrain de La Poste du boulevard Brune. A leur demande, un espace vert en pente a été maintenu lors de la construction d’une résidence pour étudiants.

Une petite maison en angle de rue avec bistrot en rez-de chaussée est à préserver au 46-48 rue Pierre Larousse, ainsi qu’une jolie maison et un atelier artisanal au 23-25 rue Jonquoy. Les habitants des n° 6-6bis rue Pauly souhaitent que leurs jolies petites maisons soient distinguées par une mesure de préservation dans le cadre du PLU. Enfin, il faut empêcher que l’on porte atteinte au n° 3 rue Jonquoy où se trouve le musée Adzak qui soutient la vie artistique dans le 14e.

 

 

Le quartier de l’avenue Jean Moulin

Quartier délimité par les rues d’Alésia, des Plantes, le boulevard Brune et l’avenue du Général Leclerc.

 

 

 

 

A part la rue Morère et quelques cités d’artistes et artisans, le bâti ancien à préserver est peu important. La récente modification du POS en a presque fait le tour.

Mesures de préservation existantes

– zones UL      : villa d’Alésia (y compris 39bis et ter rue des Plantes), square de Chatillon, y compris les n° 1 à 6 du passage qui mène à la rue Friant, allée des Artistes au n° 36 avenue Jean Moulin

– EAC               : impasse du Rouet et 4 à 10 avenue Jean Moulin, 3 à 7 et 14 à 20 rue Morère, 159 à 173 boulevard Brune

 

Mesures de préservation à prendre

Protection insuffisante des n° 110 avenue du Général Leclerc, 24 avenue Jean Moulin

à préserver : 6bis, 7 à 11 rue de Chatillon, 85 (sur cour) avenue du Général Leclerc

 

 

 

 

 

 

 

Le quartier de la rue du Père Corentin

Quartier délimité par les rues de la Tombe Issoire, Sarrette, l’avenue du Général Leclerc et le boulevard Jourdan.

 

 

 

Il y a peu, les urbanistes de la Ville de Paris y voyaient une « zone d’évolution du bâti ». Les rues Beaunier et Paul Fort sont pourtant sur un itinéraire de promenade allant du parc Montsouris à la porte d’Orléans en passant par la villa Virginie.

Mesures de préservation existantes

– EAC               : 28 à 42 rue Beaunier et 39 à 45, 51 à 53, 65 à 73 ,rue du Père Corentin

– Filets             :  9 m aux n° 3 à 9, 4 à 20 rue Henry Regnault

 

Mesures de préservation à prendre

Pour la rue Beaunier, ajouter les n° 46 à 70 (homogénéité dans la diversité) et 6, 14, 5 à 11. La rue Henry Regnault est-elle suffisamment préservée ? Il faut au moins ajouter le n° 23. Quelle décision faut-il prendre pour la rue Lacaze, déjà défigurée par des constructions modernes horribles ?

Bâtiments isolés à préserver : n° 6bis rue Paul Fort, 3 et 4 rue Couche

 

Bâtiment à détruire

Les bâtiments à rez-de-chaussée au-dessus de la Petite Ceinture, dans la rue du Père Corentin, gâchent la vue superbe que l’on pourrait avoir, depuis la rue Paul Fort, sur la Petite ceinture. Ces bâtiments sans aucun intérêt servent de vitrines d’exposition de voitures.

 

 

 

 

 

 

 

Le quartier Sainte-Anne

Quartier délimité par les rue d’Alésia et de la Tombe Issoire et le boulevard Saint-Jacques.

 

Mesures de préservation existantes

Aucune préservation n’existe à l’exception d’un EAC pour l’îlot du 1-3 boulevard Saint-Jacques.

 

Mesures de préservation à prendre

Au n° 67-69 boulevard Saint-Jacques se trouvent de beaux ateliers d’artistes ; l’un d’eux a été habité par le célèbre sculpteur Carpeaux. Leur façade arrière, visible au n° 2 villa Saint-Jacques, est une curiosité architecturale. Juste à côté, au 4-4bis, la maison en fond de jardin est fort sympathique. L’ensemble est donc à préserver.

A peine plus loin, on note une petite maison à l’angle de la rue de la rue de la Tombe-Issoire, avec un bistrot en rez-de-chaussée, suivie d’une perspective caractéristique du « vieux Paris » aux n° 1 à 11 rue de la Tombe Issoire. Ce type de paysage est à préserver.

Au n° 26 à 32 rue de la Tombe Issoire (+15 villa Saint-Jacques) se trouve une ancienne grange qui est l’un des plus anciens bâtiments du 14e. Le bâtiment sur rue présente également de l’intérêt. Les associations, qui se battent depuis 10 ans pour ce lieu, sont parvenues à en faire inscrire le sous-sol à l’ISMH.

Enfin, au n° 21 à 25 rue Dareau, on note une séquence intéressante d’immeubles anciens agréables à regarder, qui apportent de la diversité dans un quartier fortement bétonné.

 

 

Il faut préserver efficacement l’EVIP de Sainte-Anne

Le classement en EVIP de l’hôpital Sainte-Anne est bafoué impunément depuis plus d’une douzaine d’années par la direction, sans que la municipalité ne lève le petit doigt pour le défendre. Plus de 10 000 m2 ont disparu, goudronnés et transformés en parking ou utilisés pour des constructions, notamment depuis 1994. Une centaine d’arbres centenaires ont été coupés. Il n’y a plus de cultures florales et potagères. Plusieurs sculptures et de nombreux bancs ont disparu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Nord-Est du 14e

Quartier délimité par le boulevard Saint-Jacques, l’Observatoire, la maternité de Port-Royal et les limites du 14e.

 

Les grands équipements publics occupent l’essentiel du nord-est du 14e .

 

Mesures de préservation existantes

– zone UL        : allée Verhaeren et « maison du duc de Biron » aux n°19 à 23ter rue Jean Dolent

 

Mesures de préservation à prendre

Les bâtiments de la faculté de théologie protestante devraient être protégés. Il serait souhaitable d’ôter la protubérance métallique qui a défiguré le n° 95 boulevard Arago pour restaurer les anciens bâtiments tels qu’ils étaient autrefois.

 

 

 

 

 

L’Ouest du 14e

Ensemble de la zone située à l’ouest de la rue Raymond Losserand auquel on ajoute la zone des mariniers, au sud des hôpitaux Broussais et Saint-Joseph.

 

Le bâti ancien qui subsiste actuellement à l’ouest du 14e a été sauvé in extremis par les associations lors des grandes opérations de rénovation urbaine menées par la ville de Paris des années 60 aux années 80. Très rares sont les bâtiments susceptibles de faire l’objet d’opérations de démolition-construction.

 

Mesures de préservation à prendre

Pour compenser la perte de nombreux ateliers d’artistes lors de la ZAC Guilleminot-Vercingétorix, la Ville de Paris avait construit quelques ateliers pour sculpteurs aux numéros impairs de la rue Decrès. Des artistes de talent y travaillent. Ces bâtiments pourraient faire l’objet de mesures de préservation, ainsi que les n° 1, 11-13, 17, auxquels il faut ajouter la portion de la rue du Moulin de la vierge entre la rue Raymond Losserand et la rue Decrès.

La rue des Arbustes se situe dans le prolongement du parking de l’hôpital Broussais qui pourrait être transformé en espace vert : à ce titre, les jolis pavillons des n° 11 à 13 devraient être protégés.

 

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