La Bélière : l’action porte ses fruits !

Les " manifestations apéritif " avaient lieu tous les 15 jours

Les  » manifestations apéritif  » avaient lieu tous les 15 jours

Le premier promoteur, Skowronsky, avait abandonné en 1997, mais un autre, Interconstruction, aux reins plus solides, prend immédiatement la suite.

Fin 1998, un nouvel architecte dépose un projet beaucoup plus respectueux de la physionomie du quartier. A la demande de l’association Monts 14, J. Tibéri s’y oppose…   pour finalement retourner sa veste durant l’été 1999, suite au recours gracieux du promoteur.

A l’automne, l’association Monts 14 lance une pétition qui va recueillir près de 13 000 signatures en l’espace de deux ans. Des personnalités connues la signent,  comme Baer  (Canal +, émission « Nulle part ailleurs »), Julien Dray, Juliette Gréco, Marc Jolivet, Ariane Mouchtkine (directrice du théâtre du Soleil), etc.   Tous les mois, les défenseurs du lieu invitent les habitants à des rassemblements apéritifs. Et des artistes plus ou moins connus viennent y chanter : Alain Leprest, Casoar…   B. Delanoë et P. Castagnou, de passage lors d’une soirée, promettent de la sauver. Cette lutte est fortement médiatisée avec de nombreux articles dans Le Monde, Libération, Le Figaro, Le Parisien, des émissions de radio (France Inter, Radio Libertaire), des passages à la télévision sur Arte, TF1, France 2.

Malgré cette médiatisation, M. Tibéri, ex – maire de Paris, refuse de revenir sur sa décision d’accorder au promoteur des permis de démolir et construire.

Mais, la gauche passe en 2001. Conformément à leurs engagements, B. Delanoë et P. Castagnou rachètent l’opération au promoteur. Lors d’une concertation avec les associations, ils proposent un projet dans lequel la petite maison d’angle est conservée, avec, autour, des ateliers d’artistes et un studio d’enregistrement.

Comments are closed.