Actions de 1996 à 2008

Dès 1996, l’association a commencé à mener des actions au niveau de l’arrondissement pour la défense de divers sites menacés, comme les espaces verts de l’hôpital Sainte-Anne, la petite maison du 74, rue Daguerre où se trouvait le bistrot-restaurant-piano-bar « La Bélière », le site de la place Denfert-Rochereau, la physionomie du quartier de la rue Hallé, un bâtiment de la ZAC Didot que nous avions surnommé « Le château ouvrier » au 69, rue Raymond-Losserand, une ancienne grange au-dessus d’une carrière classée au 26, rue de la Tombe-Issoire, etc. Très rapidement, agir par voie de recours contentieux nous est apparu difficile pour protéger un paysage de charme constitué de petites maisons de faubourg du XIXe siècle. Pour valoriser ce patrimoine, l’association a commencé en 1996 à en faire l’inventaire. En 1999, ce travail a donné lieu à la publication du livre Le 14e : quête d’un patrimoine menacé. Puis, en 2000, le Maire de Paris, a lancé une procédure de modification du Plan d’occupation des sols du 14e en concertation avec l’association Monts 14. Et, en 2001, le nouveau Maire de Paris, Bertrand Delanoë, a racheté au promoteur le terrain de La Bélière.

A partir de 1998, l’association a commencé à publier le journal de quartier Monts 14. Cette publication a augmenté les possibilités d’informer et de débattre. Ainsi, de 2001 à 2006, a-t-elle informé sur les  réactions de la population, enrichi les débats lors du remodelage des transports parisiens avec le tramway, les couloirs de bus sur l’avenue du Général-Leclerc, les « quartiers verts » avec sens interdits, les suppressions de places de stationnement

Puis, l’association a beaucoup travaillé à la Révision du Plan local d’urbanisme qui s’est étalée sur les années 2003 à 2006 : propositions, expertises, grille d’analyse, information de la population…  Et elle a continué d’intervenir sur divers projets : sauvegarde du patrimoine de la Maison de retraite Marie-Thérèse, d’un hôtel particulier à l’hôpital Necker, défense de la cité artisanale du 12, villa de l’Astrolabe, du passage Fermat au 67, rue Froidevaux, du 26, rue de la Tombe-Issoire, etc.

Ses diverses interventions à Necker, à la villa de l’Astrolabe, puis à la Porte de Versailles l’ont amenée à élargir son rayon d’action aux arrondissements voisins, c’est-à-dire aux 5e, 6e, 7e, 13e et 15e arrondissements, voire aux communes de proche banlieue (Montrouge, Malakoff, Vanves).